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Hausse des prix – jusqu’à 9% – chez le géant de l’agroalimentaire Strauss

Produits laitiers, pâtes à tartiner, collations et miels sont concernés ; le fabricant invoque la hausse des prix des matières premières

Photo d'illustration : Les barres de chocolat d'Elite, appartenant au Strauss Group Ltd. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)
Photo d'illustration : Les barres de chocolat d'Elite, appartenant au Strauss Group Ltd. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Le fabricant de produits alimentaires Strauss a informé les consommateurs, jeudi, qu’il augmenterait le prix de plusieurs de ses produits ce mois-ci, quelques semaines seulement après une annonce similaire de son principal rival, Tnuva.

Les hausses de prix pourront atteindre jusqu’à 9 %, mais devraient se situer en moyenne à un peu plus de 3 %.

La nouvelle grille de prix entrera en vigueur à compter du 19 décembre prochain.

Sont particulièrement concernés les produits laitiers, pâtes à tartiner, collations et miels.

Le prix du café Elite, du cottage, des fromages à la crème et de certains articles chocolatés demeurent inchangés.

Strauss a expliqué cette hausse des prix par l’augmentation du coût des matières premières, notamment le lait, le sucre, les huiles et le cacao, ainsi que des coûts de l’énergie et de l’emballage, qui ont fortement augmenté ces deux dernières années.

Les prix à la consommation et les coûts des matières premières ont explosé dans le monde entier ces douze derniers mois, pris en tenailles par une série de facteurs au premier titre desquels les perturbations des chaînes d’approvisionnement liées à la pandémie de COVID et à l’invasion russe de l’Ukraine.

Israël avait jusqu’à présent été relativement épargné, ne connaissant que des hausses modestes du prix des denrées alimentaires et autres produits de base, bien que des hausses plus importantes aient été observées dans certains secteurs, comme le logement ou l’électricité.

Strauss a assuré que cette hausse des prix était sans lien avec le rappel massif de produits et la fermeture de ses usines, il y a quelques mois, suite à la découverte de salmonelles dans certains articles chocolatés. L’entreprise a depuis été autorisée à reprendre progressivement la production après avoir apporté des corrections en matière d’hygiène.

Le PDG de Strauss Group en Israël, Eyal Dror, fait une déclaration, le 26 avril 2022. (Crédit : Capture d’écran La Douzième chaîne)

« Nous sommes bien conscients des conséquences de cette décision sur le coût de la vie et la vie des familles en Israël », a déclaré Eyal Dror, PDG de Strauss Israël, dans un communiqué.

« Toutefois, nous savons aussi qu’une juste actualisation des prix, proportionnée, est nécessaire au maintien de l’équilibre entre les intérêts des consommateurs, des employés de l’entreprise, de ses fournisseurs, de ses clients et des nombreux investisseurs publics. »

Dans la liste des produits soumis à augmentation, citons la brick d’un litre de boisson au chocolat Choco, qui passera de 8,26 à 8,65 shekels, la crème de cuisine, qui passera de 5,72 à 5,99 shekels et l’emblématique barre chocolatée « Para », qui sera vendue 4,50 shekels, contre 4,27 shekels auparavant.

Strauss a engrangé, pour le dernier trimestre, 111 millions de shekels de bénéfices, a indiqué la Douzième chaîne, en baisse de 63 % par rapport au même trimestre en 2021.

L’organisation Standing Together, qui fait pression pour que le salaire minimum soit porté à 40 shekels de l’heure, a déclaré dans un communiqué que Strauss et les autres chaînes de vente au détail agissaient « pour préserver leurs énormes profits ».

On craint maintenant qu’un autre grand de l’agroalimentaire, Osem, suive l’exemple de Strauss et Tnuva en augmentant ses prix, a fait savoir la Treizième chaîne.

À la mi-novembre, le géant des produits laitiers Tnuva avait annoncé une augmentation d’environ 4,7% de centaines de produits laitiers dont les prix n’étaient pas réglementés, ainsi que de certains substituts non laitiers.

Tnuva avait expliqué que l’augmentation était due à la « forte hausse des [prix du] lait cru », de l’ordre de +24% depuis 2019, qui avait renchéri de 400 millions de shekels les dépenses de la société.

Shufersal, la plus grande chaîne de supermarchés d’Israël, s’était positionnée contre cette hausse des prix en retirant les produits concernés de ses rayons, comme elle l’avait déjà fait avec d’autres marques de l’agro-alimentaire comme Unilever ou Tara, le deuxième plus grand transformateur laitier du pays.

Mais mardi dernier, Shufersal a déclaré son intention d’augmenter le prix de certains produits, mettant fin à son boycott de la marque en raison de la hausse des coûts après seulement quelques semaines.

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