Hezbollah: Le chef de l’ONU demande l’arrêt des implications libanaises en Syrie
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Hezbollah: Le chef de l’ONU demande l’arrêt des implications libanaises en Syrie

"La présence d'armes non autorisées dans les mains du Hezbollah continue d'être un sujet de préoccupation sérieuse", a déclaré Antonio Guterres

Le chef de l'ONU Antonio Guterres prononce un discours lors de la séance d'ouverture annuelle du comité de décolonisation, auquel la Syrie a été élue le 22 février 2018. (Capture d'écran: UN Web TV)
Le chef de l'ONU Antonio Guterres prononce un discours lors de la séance d'ouverture annuelle du comité de décolonisation, auquel la Syrie a été élue le 22 février 2018. (Capture d'écran: UN Web TV)

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, « appelle tous les groupes et ressortissants libanais à cesser leur implication dans le conflit syrien », dans un rapport trimestriel sur le Liban visant notamment la milice chiite Hezbollah soutenue par l’Iran.

« La présence d’armes non autorisées dans les mains du Hezbollah continue d’être un sujet de préoccupation sérieuse », ajoute le chef de l’ONU dans ce document obtenu vendredi par l’AFP et remis aux 15 pays membres du Conseil de sécurité dans la perspective d’un débat prévu mardi.

Cette dénonciation visant le Hezbollah devrait être reprise à leur compte par les Etats-Unis, engagés dans une vaste offensive diplomatique pour obtenir une réduction de l’influence iranienne au Moyen-Orient, jugée néfaste par Washington.

Au Conseil de sécurité, la marge de manoeuvre des Etats-Unis, soutien d’Israël, reste cependant limitée par la Russie. Moscou a récemment et pour la première fois pris la défense de Téhéran dans le dossier yéménite en mettant son veto à une condamnation de l’Iran soupçonné d’avoir fourni des missiles balistiques aux Houthis en dépit d’un embargo sur les armes.

« Aucun progrès n’a été réalisé dans le désarmement des groupes armés », déplore aussi Antonio Guterres.

« La détention d’armes hors d’un contrôle étatique par le Hezbollah et d’autres groupes continue de restreindre la capacité du gouvernement du Liban à exercer sa pleine souveraineté et autorité sur son territoire », précise-t-il. Il relève que le Hezbollah continue d’admettre publiquement qu’il maintient ses capacités militaires.

Dans son rapport sur un Liban restant « fragile », portant sur une période allant de novembre à février, Antonio Guterres détaille plusieurs incidents. Il affirme aussi « être préoccupé par la poursuite de survols israéliens du territoire libanais », qui s’effectuent de « manière presque quotidienne » en « violation » de résolutions de l’ONU et de la souveraineté libanaise.

Dans la zone d’opérations de la force de paix de l’ONU Finul – quelque 10 500 Casques bleus dans le sud du pays -, la situation « reste généralement calme », note aussi le patron des Nations unies. Il se félicite enfin d’une « présence visible et d’activités accrues avec l’objectif principal de préserver la cessation des hostilités », une requête formulée en août par l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, après un voyage en juin en Israël.

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