Hommage de l’orchestre de la garde républicaine aux musiciens juifs assassinés
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Hommage de l’orchestre de la garde républicaine aux musiciens juifs assassinés

A l'occasion de la journée internationale de l'Holocauste, l'orchestre philharmonique de la garde républicaine a rendu hommage aux compositeurs juifs qui ont créé en enfer

Seule photographie connue des détenus de Theresienstadt chantant le Requiem de Verdi, prise pendant la dernière représentation le 23 juin 1944. Raphael 'Rafi' Schachter dirige la chorale, devant un public où était présent Adolf Eichmann et une délégation de la Croix Rouge internationale. (Crédit : Fondation Terezin)
Seule photographie connue des détenus de Theresienstadt chantant le Requiem de Verdi, prise pendant la dernière représentation le 23 juin 1944. Raphael 'Rafi' Schachter dirige la chorale, devant un public où était présent Adolf Eichmann et une délégation de la Croix Rouge internationale. (Crédit : Fondation Terezin)

Avec du charbon sur du papier toilettes, ces Juifs tchèques déportés dans le camp de concentration de Theresiendstadt ont continué à « créer opéras, sonates ou concertos derrière les barbelés, l’étoile jaune sur la poitrine, » rappelle Le Parisien à l’occasion de la journée de la Shoah.

La garde républicaine, une division de la gendarmerie nationale, possédant son propre orchestre composé de 120 musiciens, a interprété samedi 27 janvier au soir, plusieurs morceaux composés dans ce camp de la Tchécoslovaquie d’alors (aujourd’hui en République tchèque).

« Cet événement, baptisé ‘la Musique contre l’oubli’, explique Le Parisien est organisé par le rectorat de Paris et le Mémorial de la Shoah. L’idée en revient à l’écrivain Marek Halter, qui a souhaité rendre hommage à ces virtuoses nommés Erwin Schulhoff, Gideon Klein ou Viktor Ullmann, qui ont tous combattu la barbarie à coups de clés de sol ».

Marek Halter (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Ces créations ont été rendues possibles car le camp de Theresiendstadt était utilisé comme vitrine par les Nazis.

« Un film trompe-l’œil y est tourné par le régime, explique le quotidien, intitulé ‘Le Führer offre aux Juifs une ville’. »

Mais les « orchestres doivent sans cesse se reformer au gré des disparitions. En toute discrétion la faim, le froid, la dysenterie, la tuberculose, les déportations vers les chambres à gaz en Pologne tuent les musiciens et les compositeurs les uns après les autres. »

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