Israël en guerre - Jour 251

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Les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023

Ilan Avraham, 57 ans, a eu des funérailles sans pareil, dignes d’un grand fêtard

Assassiné au Festival Supernova, au kibboutz Reim, le 7 octobre 2023

Ilan Avraham, 57 ans, assassiné au Festival Supernova, au kibboutz Reim, le 7 octobre 2023. (Autorisation)
Ilan Avraham, 57 ans, assassiné au Festival Supernova, au kibboutz Reim, le 7 octobre 2023. (Autorisation)

Des vêtements colorés et criants, des dreadlocks blondes et un sourire omniprésent : telle est l’image que beaucoup de ceux qui ont connu Ilan Avraham, 57 ans, garderont en mémoire.

Le matin du 7 octobre, Ilan et son épouse Ayala venaient à peine d’arriver à la rave Supernova au kibboutz Reim lorsque le chaos a éclaté.

Ayala a déclaré à Walla que le couple était « des fêtards aguerris, nous sommes allés à la fête de Reim mais nous n’avons pas pu en profiter parce que nous sommes des fêtards du matin, et que 10 minutes après notre arrivée, tout le balagan [le chaos] a éclaté ».

Lorsque la fusillade a commencé, le couple a fui à bord de son véhicule et s’est heurté à un barrage routier du groupe terroriste palestinien du Hamas sous des tirs nourris. Les pneus crevés, ils ont fui vers le moshav Yakini et se sont cachés dans un bunker en béton près de l’entrée du moshav. Lorsque les terroristes du Hamas sont arrivés, Ilan est sorti du bunker et a tenté de les convaincre qu’il était seul. Dans ses derniers instants, il a réussi à ouvrir le coffre de la voiture du couple et à jeter les clés à l’intérieur pour que son épouse ait une chance de s’enfuir si elle en avait l’occasion.

Les terroristes ont repéré Ayala, mais elle et un ami ont réussi à se réfugier dans le coffre de la voiture, où ils se sont cachés jusqu’à ce qu’ils soient secourus par la police, a déclaré Ofek, la fille du couple.

Pendant 18 jours, Ilan a été considéré comme disparu. Son corps a finalement été identifié. Il a pu être enterré dans l’après-midi du 25 octobre à Beit Aryeh.

C’est dans cette ville que vivaient le couple et leur fille Ofek, 30 ans, qui a déclaré qu’elle savait toujours quand son père était de retour du travail grâce à la musique trance qu’elle – et toute la ville – pouvait entendre s’échapper de la maison familiale.

Ofek a déclaré que son père était « un homme d’une générosité infinie, le père parfait que les gens voulaient avoir à leurs côtés ».

« Tout le monde se souvient de la magie et des expériences qu’ils ont vécues en ta compagnie. »

Les médias israéliens ont rapporté qu’Ilan et Ayala s’étaient rencontrés à l’âge de 15 ans et qu’ils étaient depuis lors inséparables. Ils étaient connus de toute la scène musicale trance en Israël et étaient aimés par d’innombrables compagnons de voyage qui recherchaient le calme, la paix et la délivrance au son des haut-parleurs, au milieu de foules animées par la même ambiance de fête extrêmement « israélienne ».

En raison de la joie qu’il apportait à la vie et de la fête sans fin qu’il animait, Ilan n’a pas eu de funérailles standards. L’événement a été décrit comme un rassemblement coloré, rempli d’amis et débordant d’amour.

Le site d’information Mako a cité un ami d’Ilan qui a décrit l’embouteillage à l’entrée de Beit Aryeh juste avant son enterrement, auquel environ 2 500 personnes ont assisté.

« C’était comme l’entrée d’un festival géant. Tu étais le père, le frère, l’oncle et l’ami d’innombrables personnes. Des milliers de personnes sont venues t’escorter dans ton dernier voyage vers les cieux. »

Il avait été demandé aux participants de ne pas s’habiller en noir, de venir dans un arc-en-ciel de couleurs et de porter des bracelets portant le prénom Ilan, comme dans une rave.

Comme l’explique Ofek, sa tombe a été recouverte de fleurs, de bandanas et de bonbons… de tout ce qui lui ressemblait. La famille a veillé à l’enterrer avec un bracelet au bras. Le cœur brisé, Ofek a déclaré qu’elle était reconnaissante de ne pas avoir perdu ses deux parents et qu’elle savait ce que son père attendait d’elle.

« La chose la plus importante pour lui était que nous soyons forts, que nous prenions soin de maman et que nous la renforcions. Et que nous accomplissions sa volonté – que nous n’arrêtions jamais de danser. »

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