Implantations : Israël convoque l’envoyée irlandaise
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Implantations : Israël convoque l’envoyée irlandaise

Alison Kelley a expliqué que son gouvernement ne soutient pas la proposition d'un "indépendant" tout en insistant sur le fait qu’elle n’était pas liée au BDS

La sénatrice irlandaise Frances Black prend la parole avant le vote du Sénat sur la proposition de loi 2018 le 30 janvier 2018 sur le contrôle des activités économiques (des Territoires occupés) (Crédit : Capture d'écran www.oireachtas.ie)
La sénatrice irlandaise Frances Black prend la parole avant le vote du Sénat sur la proposition de loi 2018 le 30 janvier 2018 sur le contrôle des activités économiques (des Territoires occupés) (Crédit : Capture d'écran www.oireachtas.ie)

L’ambassadrice irlandaise en Israël a été convoquée mercredi au ministère des Affaires étrangères pour clarifier la position de Dublin sur une proposition de loi qui vise à criminaliser l’importation et la vente de biens fabriqués dans les implantations.

La proposition de loi, introduite au Sénat irlandais mardi mais dont le vote a été repoussé à une date indéterminée, considère « comme une infraction l’importation ou la vente de produits ou services venus d’un territoire occupé ».

L’envoyée, Alison Kelley, a déclaré aux responsables du ministère que le gouvernement irlandais s’oppose à la proposition de loi, qui a été proposé par des « représentants indépendants », a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Kelley a par ailleurs insisté sur le fait que la législation n’était pas une initiative du Boycott, désinvestissements, sanctions (BDS), initiative à laquelle, a-t-elle déclaré, que le gouvernement irlandais s’oppose.

En réponse, la vice-directrice générale de la division Europe du ministère des Affaires étrangères, Rodica Radian-Gordon, a souligné l’opposition ferme de Jérusalem à cette initiative, a indiqué un communiqué du ministère.

Radian-Gordon aurait clairement expliqué à Kelley qu’Israël considère toute initiative de boycott des produits issus des implantations comme une initiative BDS. La diplomate israélienne a demandé à l’ambassadrice de transmettre le message aux autorités irlandaises.

Lors d’une initiative surprise mardi, le Sénat irlandais a reporté le vote sur la proposition de loi, quelques heures après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a vivement critiqué la proposition de loi.

Le gouvernement s’est opposé à l’adoption à la proposition de loi de 2018 sur le contrôle des activités économiques (des territoires occupés), mais s’est engagé à la réexaminer et éventuellement à la soutenir avant les vacances d’été, au cas où il n’y aurait pas de progrès significatif sur le processus de paix israélo-palestinien.

On ne sait pas encore quand et si la proposition de loi sera à nouveau soumis au vote.

La proposition de loi — une proposition de loi parlementaire soutenue par le sénateur indépendant Frances Black — déclare qu’il est illégal « d’importer ou de tenter d’importer des marchandises des colonies [implantations] ».

De même, ceux qui « aident une autre personne à importer ou à tenter d’importer des biens de l’implantation » commettraient un crime passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans si la proposition de loi venait à devenir loi.

Même si la proposition de loi avait été adoptée mardi, la proposition de loi devrait encore franchir plusieurs obstacles avant d’être adoptée.

Le gouvernement israélien combat tout ce qui ressemble à une entreprise de boycott, qu’il assimile à une menace stratégique et dénonce comme une remise en cause de la légitimité de l’Etat d’Israël.

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