Inculpation de la femme qui a déclenché un drame national en entrant en Syrie
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Inculpation de la femme qui a déclenché un drame national en entrant en Syrie

L'acte d'accusation inclut la sortie illégale du pays ; la femme a été rapatriée dans le cadre d'un accord négocié par la Russie, et aurait des antécédents psychiatriques

La femme israélienne qui est entrée en Syrie et qui a été renvoyée dans le cadre d'un accord négocié par la Russie, sur une photo montrée par la Douzième chaîne, le 20 février 2021. (Capture d'écran de la Douzième chaîne)
La femme israélienne qui est entrée en Syrie et qui a été renvoyée dans le cadre d'un accord négocié par la Russie, sur une photo montrée par la Douzième chaîne, le 20 février 2021. (Capture d'écran de la Douzième chaîne)

La femme israélienne qui avait traversé la frontière syrienne au début du mois de février et qui a été rapatriée plus tard dans le mois après une série de négociations internationales a été inculpée pour ses actes dimanche au tribunal de Nazareth.

Le contenu de l’acte d’accusation a été partiellement interdit à la publication, mais les charges comprennent la sortie illégale du pays.

La femme, dont l’identité est interdite de publication, aurait souffert de problèmes de santé mentale dans le passé.

Il s’agirait d’une jeune fille de 25 ans, originaire de Modiin Illit, qui a quitté la communauté ultra-orthodoxe. On ne sait pas exactement pourquoi elle est entrée en Syrie. Elle a apparemment traversé à pied et seule une partie moins surveillée de la clôture frontalière.

Le site d’information Axios, citant des responsables israéliens, a déclaré que la femme avait étudié l’arabe et avait été empêchée par le passé de franchir la frontière sud de la bande de Gaza.

La femme a été rapatriée en Israël via la Russie le 19 février, dans le cadre d’un accord négocié par Moscou. Dans le cadre de cet accord, Israël a libéré plusieurs ressortissants syriens placés sous sa garde et aurait financé l’achat de vaccins COVID-19 de fabrication russe pour une valeur de
1,2 million de dollars, destinés à la Syrie.

Illustration : Partie de la clôture séparant le nord d’Israël de la Syrie et de la Jordanie, sur le plateau du Golan, dans le nord d’Israël, le 3 mars 2021. (Michael Giladi/Flash90)

Après son retour, la femme aurait dit aux enquêteurs israéliens qu’elle était « en quête d’aventure ». Selon la Douzième chaîne, elle n’a pas présenté d’excuses ni exprimé de regrets pour cette excursion. Les enquêteurs ont déterminé qu’elle n’avait pas coopéré avec des entités ennemies pendant son séjour en Syrie.

Sa page Facebook montre qu’elle voyage souvent à l’intérieur d’Israël, y compris dans plusieurs régions arabes, et en Cisjordanie. Dans l’un de ses messages, elle a écrit : « Je ne reconnais pas vos lignes, qu’elles soient vertes, bleues ou violettes, et même une ligne rouge ne m’arrêtera pas ».

Selon les autorités israéliennes, elle a tenté à deux reprises d’entrer dans la bande de Gaza dirigée par le groupe terroriste du Hamas – une fois par voie terrestre et une fois sur un radeau de fortune – et une fois de passer en Jordanie. Les trois fois, elle a été arrêtée par l’armée ou la police.

Selon le site d’information Haaretz, les avocats commis d’office de la femme ont parlé de l’acte d’accusation dimanche : « Il est clair pour tous que la jeune femme n’a pas porté atteinte – et n’avait pas l’intention de porter atteinte – à la sécurité nationale. Il est donc très étrange que [les autorités] aient choisi d’inculper spécifiquement une jeune femme sans casier judiciaire qui a un passé complexe. Après avoir étudié les éléments de l’enquête, nous envisagerons nos prochaines actions en justice ».

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