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Inculpation de l’homme accusé d’agression sexuelle et du meurtre de Marguerite Levy

Sami Abu al-Asal, qui avait déjà purgé 13 ans de prison pour avoir agressé une autre femme, a pu être inculpé grâce à une correspondance ADN

Sami Abu al-Asal, suspecté de meurtre et de viol, à gauche en 2023 et à droite en 2002. (Crédit : Police israélienne)
Sami Abu al-Asal, suspecté de meurtre et de viol, à gauche en 2023 et à droite en 2002. (Crédit : Police israélienne)

Un homme a été inculpé dimanche d’agression sexuelle et du meurtre d’une femme dont le corps avait été retrouvé dans un parc public de la station balnéaire d’Eilat dans une affaire restée restée sans suite pendant vingt ans.

La police israélienne avait annoncé jeudi dernier qu’elle avait finalement pu élucider l’homicide de Marguerite Levy, qui avait 21 ans au moment de sa mort en juin 2003.

Les procureurs avaient alors informé le suspect Sami Abu al-Asal, 51 ans, résident de Jaffa, qu’ils avaient l’intention de l’inculper du meurtre de Marguerite Levy.

Al-Asal est accusé de meurtre avec préméditation et d’agression sexuelle.

En 2003, Levy était arrivée à Eilat en provenance d’Ashdod avec l’intention de travailler comme serveuse après la fin de son service militaire et le début de ses études universitaires à Jérusalem.

Selon l’acte d’accusation, elle avait fait la connaissance d’Abu al-Asal, qui travaillait dans un stand de restauration rapide.

Quatre jours après son arrivée à Eilat, ils s’étaient retrouvés et al-Asal l’avait alors agressée sexuellement, battue à la tête, au visage et sur le haut du corps, puis l’avait poignardée six fois à la poitrine, selon le procureur.

Al-Asal avait ensuite enveloppé la tête de Levy dans une serviette, son corps dans une couverture, puis avait enroulé un câble électrique autour de la couverture pour emballer le corps. Selon l’acte d’accusation, il avait jeté le corps dans un parc public avant de prendre la fuite.

Marguerite Levy, sur une photo non datée. (Utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d’auteur)

En demandant que le suspect soit placé en détention jusqu’à la fin de la procédure, les procureurs ont déclaré que « les actions de l’intimé sont les actes les plus cruels qu’un être humain puisse commettre ».

Les preuves présentées par les procureurs comprenaient l’ADN d’al-Asal qui correspondait avec le sperme retrouvé au cours de l’enquête et des échantillons extraits de la serviette qui couvrait la tête de Levy lorsqu’elle avait été retrouvée.

Les procureurs ont également présenté une plainte d’une autre femme selon laquelle al-Asal l’aurait agressée sexuellement 10 jours après le meurtre de Levy, ainsi que le témoignage d’une femme qui connaissait l’accusé et qui a identifié la couverture comme ayant été prise chez elle.

Ils ont également pu déterminer que Levy se trouvait à proximité de l’endroit où il travaillait.

Al-Asal avait déjà été emprisonné pendant 13 ans pour avoir agressé une autre femme.

Il avait été arrêté dans cette affaire quelques semaines seulement après la découverte du corps de Levy. Il est aujourd’hui marié et père de deux enfants, a rapporté la chaîne publique israélienne Kan.

L’affaire est restée classée jusqu’à ce que de nouvelles méthodes médico-légales soient appliquées l’année dernière aux échantillons prélevés sur le site où le corps de Levy a été retrouvé. Les preuves ADN étaient liées à al-Asal.

Une enquête sous couverture a été ouverte et al-Asal avait été arrêté en mai dernier. Il est depuis en détention.

Les nouveaux développements ont également été utilisés pour disculper le suspect initial de tout soupçon. La famille de Levy a été tenue informée de tous les développements.

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