Iran : la Russie aiderait à moderniser les centrifugeuses
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Iran : la Russie aiderait à moderniser les centrifugeuses

Le chef du nucléaire de Téhéran a déclaré que Moscou permettrait l'enrichissement « amélioré » de l'uranium

De gauche à droite, Ernest Moniz, John Kerry, et Mohammad Javad Zarif et Ali Akhbar Salehi en Suisse en mars 2015 (Crédit: Département d'Etat américain)
De gauche à droite, Ernest Moniz, John Kerry, et Mohammad Javad Zarif et Ali Akhbar Salehi en Suisse en mars 2015 (Crédit: Département d'Etat américain)

La Russie a accepté d’aider l’Iran à moderniser ses centrifugeuses d’enrichissement d’uranium, a indiqué le chef du nucléaire de l’Iran.

Moscou a confirmé être « prêt à coopérer et à améliorer les centrifugeuses de l’Iran pour produire des isotopes stables », a précisé Ali Akbar Salehi, le chef de l’Organisation de l’énergie atomique de l’Iran (AEOI), mardi, selon l’agence de presse iranienne Fars.

Salehi a fait ses déclarations après des entretiens à Vienne avec Sergey Kirienko, qui dirige la corporation d’Etat de l’énergie atomique de la Russie.

Salehi a indiqué que la Russie avait entrepris d’aider à « améliorer » les centrifugeuses de l’Iran dans le cadre de l’accord nucléaire signé en juillet entre les puissances mondiales P5 + 1 et l’Iran.

« L’assistance pour améliorer la conception de nos centrifugeuses existantes d’une manière à ce qu’ils puissent produire des isotopes stables fait partie des engagements pris par les Russes (basé sur l’accord nucléaire du 14 juillet entre Téhéran et les puissances mondiales) », a signalé Fars, qui a repris les propos de Salehi.

« Ils sont parmi les pays les plus puissants et sont un pionnier dans le monde dans ce domaine, et ils ont annoncé qu’ils étaient prêts à coopérer et à améliorer les centrifugeuses de l’Iran pour produire des isotopes stables ».

Les détracteurs de l’accord nucléaire ont mis en évidence, entre autres défauts, qu’il accorde à l’Iran le droit de mener des recherches pour améliorer ses centrifugeuses, ce qui lui permettrait ainsi potentiellement d’enrichir de l’uranium plus rapidement pour se rapprocher potentiellement de la bombe.

L’accord prévoit, par exemple, que l’Iran puisse commencer les tests sur les rapides machines à centrifuger « IR-8 simples et ses cascades intermédiaires » dès que l’accord entrera en vigueur, et « commencera les tests jusqu’à 30 centrifugeuses IR-6 et IR-8 après huit ans et demi ».

L’Iran a déclaré que ses centrifugeuses IR-8 sont destinées à enrichir de l’uranium à une vitesse 20 fois plus rapide que les centrifugeuses IR-1 qu’il utilise actuellement.

Salehi et le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif a déclaré aux parlementaires iraniens en avril que l’Iran ferait avancer la recherche sur l’IR-8 dès que l’accord prendra effet.

Selon un article de l’agence Fars à l’époque, le « ministre des Affaires étrangères de l’Iran et le chef du nucléaire ont tous deux dit lors d’une session à huis clos du parlement… que le pays allait injecter du gaz UF6 dans la dernière génération de ses centrifugeuses dès qu’un accord final sur le nucléaire entrera en vigueur par Téhéran et les six puissances mondiales ».

« Le chef de l’AEOI et le ministre des Affaires étrangères ont présenté des remarques pleines d’espoir au sujet de la recherche et le développement de la technologie nucléaire qui, disaient-ils, ont été convenus lors des négociations (avec les six puissances mondiales), et informé que le gaz sera injecté dans les (centrifugeuses) IR8 avec le début de la (mise en œuvre de la) accord », avait indiqué Fars qui citait Javad Karimi Qoddousi, un membre de la commission sur la politique étrangère de sécurité nationale du parlement.

Dans ses propos qui ont été rapportés à Vienne mardi, Salehi a également déclaré que la Russie achèterait de l’uranium enrichi à l’Iran en vertu de l’accord nucléaire, et fournirait à Téhéran de l’uranium naturel, et qu’il a discuté du processus par lequel cela se produirait avec les responsables russes.

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