Iran : l’ex-président négationniste Ahmadinejad de nouveau candidat
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Iran : l’ex-président négationniste Ahmadinejad de nouveau candidat

La presse iranienne estime que ses chances d'obtenir l'aval du Conseil des Gardiens, chargé de valider les candidats, sont presque nulles

L'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad brandit le signe de la victoire au siège électoral du ministère de l'Intérieur à Téhéran, le 12 avril 2017. (Crédit : AFP/Atta Kenare)
L'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad brandit le signe de la victoire au siège électoral du ministère de l'Intérieur à Téhéran, le 12 avril 2017. (Crédit : AFP/Atta Kenare)

L’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad s’est porté officiellement candidat mercredi à l’élection présidentielle dont le premier tour doit avoir lieu le 18 juin, ont constaté des journalistes de l’AFP à Téhéran.

La presse iranienne dans son ensemble estime néanmoins que ses chances d’obtenir l’aval du Conseil des Gardiens, chargé de valider les candidats, sont presque nulles.

« En cas de disqualification, je déclarerai que je n’approuve pas l’élection et je n’y participerai pas » en soutenant un candidat ou en allant voter, a averti M. Ahmadinejad, qui se présente comme l' »enfant » du peuple, après avoir déposé son dossier de candidature au ministère de l’Intérieur.

« Des millions de personnes à travers le pays m’ont invité à me présenter à l’élection et m’ont même ordonné de venir ici pour m’inscrire, plaçant une lourde responsabilité sur mes épaules », a déclaré M. Ahmadinejad, après avoir déposé son dossier de candidature au ministère de l’Intérieur.

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Répétant, comme il le fait depuis plusieurs années, que la population a selon lui perdu confiance dans les dirigeants du pays, il a estimé que le scrutin de juin était « peut-être la dernière chance » de sauver la République islamique face aux défis « très sensibles » auxquels elle fait face tant pour des raisons « internes » qu' »internationales ».

A son arrivée au ministère, M. Ahmadinejad, âgé de 64 ans, a été bruyamment acclamé par plusieurs dizaines de ses partisans scandant des slogans comme « Ahmadi[nejad], Ahmadi[nejad], on te soutient ! »

M. Ahmadinejad a été président de 2005 à 2013. En 2009, la contestation – sévèrement matée – de sa réélection sur fond d’accusations d’irrégularités et de fraudes massives, avait ébranlé la République islamique.

Ahmadinejad est un négationniste qui a souhaité pendant sa présidence la disparition d’Israël et organisé des concours de dessin glorifiant le négationnisme de la Shoah.

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En 2013, M. Ahmadinejad avait dû abandonner son poste à l’issue de son deuxième mandat (comme le président sortant, Hassan Rohani cette année), la Constitution interdisant au chef de l’exécutif d’exercer trois mandats successifs.

Le chef suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, s’adresse à la nation dans un discours télévisé marquant le nouvel an iranien, à Téhéran, en Iran, dimanche 21 mars 2021 (Crédit : Bureau du chef suprême iranien via AP)

L’ancien président ultraconservateur et populiste avait retenté sa chance lors de la présidentielle de 2017 en déposant sa candidature contre l’avis du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

Sans surprise, celle-ci avait été rejetée par le Conseil des Gardiens, organe non élu (dominé par les conservateurs) chargé du contrôle de l’élection présidentielle.

Ahmadinejad reste le dirigeant qui aura supervisé l’expansion du programme nucléaire iranien et qui aura résisté aux discussions avec les puissances occidentales afin de lever les sanctions punitives qui ont paralysé l’économie de son pays. Il a occupé la présidence de 2005 à 2013.

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