Iran : Paris exhorte les parties à poursuivre la négociation
Les États-Unis ont averti mercredi Téhéran qu'il serait "bien avisé" de conclure un accord destiné à encadrer son programme nucléaire, estimant avoir "de nombreuses raisons" de frapper l'Iran

La France a exhorté jeudi Washington et Téhéran à privilégier la négociation, estimant que la voie diplomatique était « la seule capable d’empêcher durablement l’Iran d’accéder à une arme nucléaire ».
Ces dernier jours, les États-Unis ont mis en place au Moyen-Orient une imposante force de frappe navale et aérienne, un déploiement militaire massif qui pourrait préparer le terrain à une campagne de frappes contre l’Iran.
« Nous suivons heure par heure ce qui est en train de se passer » autour de l’Iran, a souligné Pascal Confavreux, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, précisant que la France était « en contact constant notamment avec les autorités américaines ».
« Nous indiquons aux parties prenantes que la priorité doit être à la négociation parce qu’elle est seule capable d’empêcher durablement l’Iran d’accéder à une arme nucléaire », a-t-il ajouté.
En outre, il a répété que la France estimait que le changement de régime ne pouvait intervenir via une intervention extérieure.
Les États-Unis ont averti mercredi Téhéran qu’il serait « bien avisé » de conclure un accord destiné à encadrer le programme nucléaire iranien, estimant avoir « de nombreuses raisons » de frapper l’Iran au lendemain de pourparlers sur le nucléaire iranien.
Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami, a affirmé pour sa part, jeudi, qu’aucun pays ne pouvait priver Téhéran de son droit à l’enrichissement nucléaire.
Téhéran et Washington ont tenu mardi à Genève un deuxième cycle de pourparlers, sous la médiation du sultanat d’Oman. Ils sont convenus de poursuivre leurs discussions, tout en soulignant être loin d’avoir rapproché leurs positions.
Ils avaient repris leurs discussions le 6 février à Oman, les premières depuis la guerre de juin déclenchée par l’attaque israélienne contre l’Iran, l’Opération « Rising Lion » appuyée par les États-Unis, qui ont bombardé des installations nucléaires iraniennes.
Les États-Unis réclament que l’Iran renonce à l’enrichissement et affirment qu’un accord devait porter aussi sur le programme iranien de missiles balistiques et le soutien de Téhéran à des groupes terroristes hostiles à Israël.
Téhéran affirme ne vouloir discuter que de son programme nucléaire.







