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Islam, homosexualité, fascisme : Giorgia Meloni dans le texte

Qelques déclarations aux médias ou issues de discours sur des thèmes de prédilection du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia ou qui concernent son histoire et son programme

Giorgia Meloni, chef du parti Fratelli d'Italia, prend la parole lors d'un rassemblement de l'opposition de centre-droit sur la Piazza del Popolo, dans le centre de Rome, le 4 juillet 2020. (Crédit : AP/Riccardo De Luca)
Giorgia Meloni, chef du parti Fratelli d'Italia, prend la parole lors d'un rassemblement de l'opposition de centre-droit sur la Piazza del Popolo, dans le centre de Rome, le 4 juillet 2020. (Crédit : AP/Riccardo De Luca)

Giorgia Meloni, la cheffe du parti nationaliste Fratelli d’Italia donné en tête aux législatives de dimanche en Italie, a le verbe haut, affûté, dont ses adversaires dénoncent aussi la violence.

Voici quelques déclarations aux médias ou issues de discours publics sur des thèmes de prédilection du parti d’extrême droite ou qui concernent son histoire et son programme.

Profession de foi

« Oui à la famille naturelle, non au lobby LGBT ! Oui à l’identité sexuelle, non à l’idéologie du genre ! Oui à la culture de la vie, non à l’abîme de la mort ! Oui aux valeurs universelles de la Croix, non à la violence islamiste ! Oui aux frontières sûres, non à l’immigration de masse ! Oui au travail de nos citoyens, non à la grande finance internationale ! Oui à la souveraineté du peuple, non à la bureaucratie de Bruxelles ! Oui à notre civilisation, non à ceux qui veulent la détruire ! »

(Discours devant les militants de Vox en Espagne, juin 2022)

Islam

« Si vous vous sentez offensés par le crucifix, ce n’est pas ici que vous devez vivre. Le monde est vaste et il est plein de nations islamiques où vous ne trouverez pas un crucifix parce que les chrétiens y sont persécutés et les églises y sont rasées. Mais ici nous défendrons ces symboles, ces églises et nous défendrons notre identité. Nous défendrons Dieu, la patrie et la famille, faites-vous une raison. Nous nous battrons contre l’islamisation de l’Europe, parce que nous n’avons aucune intention de devenir un continent musulman ».

(Discours devant ses militants à Rome, octobre 2019)

La leader du parti d’extrême-droite italien Fratelli d’Italia Giorgia Meloni fait un selfie pendant un rassemblement de campagne en vue des élections générales, sur la Piazza Duomo à Milan, en Italie, le 11 septembre 2012. (Crédit : Piero CRUCIATTI / AFP)

Homosexuels

« On parle maintenant de supprimer la mention ‘père’ et ‘mère’ sur les documents officiels. Parce que la famille est un ennemi, l’identité nationale est un ennemi, l’identité de genre est un ennemi. Pour eux, tout ce qui définit une personne est un ennemi. C’est le jeu de la pensée unique : ils doivent supprimer tout ce que nous sommes, parce que quand nous n’aurons plus d’identité, quand nous n’aurons plus de racines, nous serons privés de conscience et incapables de défendre nos droits. C’est leur jeu. Ils veulent que nous soyons le parent 1, le parent 2, le genre LGBT, les citoyens X, des codes. Mais nous, nous ne sommes pas des codes, nous sommes des personnes et nous défendrons notre identité. Je suis Giorgia, je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne. »

(Discours devant ses militants à Rome, octobre 2019)

Fascisme

« Moi je crois que Mussolini, c’était un bon politicien, c’est-à-dire que tout ce qu’il a fait, il l’a fait pour l’Italie. »

(Entretien à France 3, avril 1996) 

« J’ai un rapport serein avec le fascisme. Je le considère comme un chapitre de notre histoire nationale. (Mussolini) a commis plusieurs erreurs : les lois raciales, l’entrée en guerre, et son régime était autoritaire. Historiquement, il a aussi beaucoup accompli, mais cela ne l’exonère pas. »

(Entretien au Corriere della Sera, décembre 2006)

« Il n’y a pas de place pour les nostalgiques du fascisme, ni pour le racisme et l’antisémitisme, qui sont à des années-lumières de notre ADN. »

(Entretien à la chaîne privée Rete 4, octobre 2021)

Giorgia Meloni, chef du parti Fratelli d’Italia, lors d’une interview à Marina di Pietrasanta, le 4 août 2022. (Crédit : Riccardo Dalle Luche / ANSA / AFP)

Europe

« L’Europe doit s’occuper des grands domaines dont elle ne s’occupe pas, la politique extérieure par exemple, et ensuite le principe de subsidiarité fait qu’elle laisse aux nations les champs plus proches des citoyens, et donc Bruxelles ne s’occupe pas de ce que Rome ou Madrid peut faire mieux qu’elle. »

(Entretien à La Stampa, juillet 2021)

« En Europe, ils sont tous inquiets de voir Meloni au gouvernement, mais ils disent ce qui va se passer ? Je vous le dis ce qui va se passer, la fête est finie, l’Italie va commencer à défendre ses intérêts nationaux comme le font les autres, et après on cherche des solutions communes. »

(Discours de campagne à Milan, septembre 2022)

Défense

« Fratelli d’Italia est le seul parti qui a dans son programme l’augmentation des dépenses militaires. La liberté a un prix et pas seulement la liberté face à une possible invasion. Ceux qui se plaignent de l’ingérence excessive des États-Unis en Europe sont aussi ceux qui disent que nous ne devons pas augmenter les dépenses militaires. Si l’Europe décide de confier sa défense à d’autres, l’Europe leur confie aussi sa liberté, parce que personne ne te défend gratuitement. On te défend en échange d’une sphère d’influence. »

(Entretien à l’émission Porta a Porta sur la Rai, avril 2022)

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