Israël : 2ᵉ place en termes de surcharge des classes, mais plus d’heures de cours – OCDE
Les ministères de l'Éducation et des Finances œuvrent avec le bureau du Premier ministre à réexaminer le modèle de recrutement, à réduire la taille des classes et à lutter contre l'épuisement des enseignants

Selon un rapport qui a été publié lundi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Israël se classe deuxième parmi les pays de l’OCDE en termes de surcharge des classes, juste derrière le Chili.
Selon ce rapport, Israël rémunère ses enseignants à un niveau proche de la moyenne de l’OCDE, même si les salaires de départ se situent dans le tiers inférieur de cette même moyenne. Il consacre également 24 % de son PIB par habitant à l’éducation, soit moins que la moyenne de l’OCDE, qui est de 25,3 %.
Les derniers chiffres montrent que la taille moyenne des classes dans les écoles primaires israéliennes était de 27 élèves en 2023, soit le même nombre qu’il y a une vingtaine d’années.
Au collège, la taille des classes est passée de 28 élèves en 2013 à 30 élèves en 2023.
L’OCDE a noté que dans la plupart de ses pays, la taille moyenne des classes dans les écoles primaires était de 21 élèves, et que toutes comptaient moins de 25 élèves, à l’exception du Chili, d’Israël, du Japon et du Royaume-Uni.
Selon une circulaire du ministère de l’Éducation envoyée en août dernier, le nombre maximum d’élèves autorisé dans une classe est de 34 pour les niveaux 1 à 7, de 33 pour le niveau 8 et de 32 pour les niveaux 9 et 10.
Le rapport annuel « Regards sur l’éducation » de l’OCDE est considéré comme la comparaison internationale la plus complète des systèmes éducatifs, couvrant l’accès, les résultats, le financement et les conditions d’enseignement dans les pays développés. Cependant, il n’examine pas les différences au sein du système scolaire israélien, notamment en ce qui concerne les écoles desservant différents secteurs de la population.
La plupart des statistiques sous-jacentes datent de 2022 ou 2023, car il s’agissait des derniers ensembles de données complets disponibles au moment de la rédaction du rapport.
Le rapport révèle que les élèves israéliens reçoivent 941 heures d’enseignement obligatoire par an dans le primaire et 1 002 heures dans le premier cycle du secondaire, soit davantage que la moyenne de l’OCDE qui est de 804 heures dans le primaire et de 909 heures dans le premier cycle du secondaire.
Il indique également que 68 % des enseignants pleinement qualifiés ayant démissionné en 2022-2023 exerçaient leur profession depuis moins de cinq ans.
En 2022, le pays a dépensé 11 166 dollars par élève, de l’école primaire à l’enseignement postsecondaire non supérieur, ce qui le place dans la moyenne des pays membres ou candidats à l’adhésion à l’OCDE. Les montants variaient de moins de 2 000 dollars au Pérou, pays officiellement candidat à l’adhésion, à plus de 27 000 dollars au Luxembourg.
Au niveau universitaire, Israël a été à la traîne par rapport aux autres pays, avec une dépense moyenne de 7 311 dollars par étudiant, contre une moyenne de 15 102 dollars dans les pays de l’OCDE.
En réponse à ces conclusions, le ministre de l’Éducation, Yoav Kisch, a déclaré que son ministère travaillait avec le ministère des Finances et le bureau du Premier ministre « afin de réexaminer le modèle de dotation en personnel et [prendre] des mesures pour réduire la taille des classes », dans le but de remédier à la surpopulation et à l’épuisement professionnel des enseignants.
Le rapport indique également que la proportion de jeunes adultes israéliens (âgés de 25 à 34 ans) n’ayant pas suivi d’études secondaires supérieures (accessibles aux 16-18 ans) est restée stable à 9 % entre 2019 et 2024, alors qu’elle était de 13 % en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE.
Cette année, le rapport, axé sur l’enseignement supérieur et sur des questions telles que l’égalité d’accès, révèle que seuls 25,5 % des diplômés israéliens âgés de 25 à 34 ans sont issus de familles où aucun des deux parents n’a terminé ses études secondaires.
Ce chiffre est proche de la moyenne de l’OCDE, qui est de 25,6 %.
Le Danemark affiche le pourcentage le plus élevé d’étudiants issus de ces milieux parmi les 26 pays étudiés (48,53 %), tandis que la Slovaquie arrivait en dernière position (2,83 %). Le chiffre pour les États-Unis est de 22,33 %.
Parmi les élèves israéliens, un peu moins des deux tiers (62,62 %) ont au moins un parent ayant suivi des études secondaires, ce qui est inférieur à la moyenne de l’OCDE (69,7 %).
« Les inégalités en matière d’opportunités freinent certains apprenants qui pourraient tirer profit d’une formation supérieure », indique le rapport.
« Dans tous les pays, les enfants issus de milieux défavorisés ont beaucoup moins de chances d’atteindre des niveaux d’éducation supérieurs que ceux issus de milieux plus favorisés. »
En Israël, 8 % des 25-34 ans détenaient un master ou un diplôme équivalent en 2023, soit le même pourcentage qu’en 2019, mais bien en deçà de la moyenne de l’OCDE, qui est de 16 %.
Les étudiants israéliens de l’enseignement supérieur ont également mis plus de temps à obtenir leur premier diplôme que la moyenne de l’OCDE : un peu moins de huit sur dix ont terminé leurs études trois ans après la fin de leur cursus.







