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Israël gèle l’entrée des 2 000 travailleurs palestiniens supplémentaires

Le Hamas est tenu pour responsable de la roquette lancée sur Ashkelon samedi ; l'extension des permis à 14 000 personnes était subordonnée à la "stabilité de la sécurité"

Des travailleurs palestiniens attendent au passage d'Erez à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, alors qu'ils attendent d'entrer en Israël pour travailler, le 13 mars 2022. (Crédit: Attia Muhammed/Flash90)
Des travailleurs palestiniens attendent au passage d'Erez à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, alors qu'ils attendent d'entrer en Israël pour travailler, le 13 mars 2022. (Crédit: Attia Muhammed/Flash90)

Israël a gelé samedi une mesure qui porterait à 14 000 le quota de permis de travail pour les Palestiniens de Gaza, après que des terroristes de l’enclave côtière ont lancé une roquette vers le sud d’Israël.

La liaison militaire d’Israël avec les Palestiniens, connue sous l’acronyme COGAT, avait annoncé jeudi que 2 000 permis supplémentaires seraient ajoutés au quota.

Mais à la suite d’une attaque à la roquette à l’aube samedi, le ministre de la Défense, Benny Gantz a décidé de geler cette mesure, a déclaré le COGAT dans un communiqué samedi soir.

« Le groupe terroriste du Hamas est responsable de tout ce qui se passe dans la bande de Gaza et de tout ce qui en émane à l’égard de l’État d’Israël, et il en supportera les conséquences », a indiqué le communiqué.

La roquette a été interceptée par le système de défense aérienne Dôme de fer ; Tsahal a frappé plusieurs sites du Hamas en représailles.

Le ministère de la Défense a approuvé un plan provisoire visant à porter à terme le nombre de permis pour Gaza à 20 000, une augmentation spectaculaire et sans précédent. Au milieu de l’année 2021, seuls 7 000 Palestiniens de Gaza ont obtenu un permis pour travailler ou faire du commerce en Israël.

Des travailleurs palestiniens vus au passage d’Erez dans le nord de la bande de Gaza, alors qu’ils attendent d’entrer en Israël pour travailler, le 13 mars 2022. (Crédit: Attia Muhammed/Flash90)

Les responsables de la sécurité israélienne affirment que le fait de permettre à davantage de Gazaouis de travailler en Israël permettra d’injecter des revenus nécessaires dans l’enclave côtière appauvrie tout en encourageant la stabilité.

« Toutes les mesures civiles prises en faveur de Gaza dépendent du maintien de la stabilité sécuritaire au fil du temps. L’opportunité de les étendre ou non sera déterminée en conséquence », a déclaré le COGAT dans un communiqué jeudi.

L’envoyé qatari dans la bande de Gaza, Mohammad al-Emadi, qui rencontre régulièrement les responsables israéliens et palestiniens, a déclaré aux médias de Gaza en avril qu’Israël s’était engagé à porter le quota à 30 000 permis.

La bande de Gaza fait l’objet d’un blocus de la part d’Israël et de l’Égypte depuis plus de 15 ans, dans le but de contenir les dirigeants du Hamas dans l’enclave. Israël affirme que les restrictions strictes imposées aux biens et aux personnes sont nécessaires en raison des efforts déployés par le groupe terroriste pour s’armer massivement en vue d’attaques contre l’État juif.

Les critiques déplorent l’impact du blocus sur les Gazaouis, dont environ la moitié sont au chômage, selon le Bureau central palestinien des statistiques. Les taux de pauvreté vertigineux font de l’emploi en Israël une option attrayante pour ceux qui ont la chance de se voir attribuer un permis.

À Gaza, les travailleurs palestiniens peuvent espérer un salaire quotidien moyen d’environ 60 shekels. Les quelques personnes autorisées à passer en Israël pour travailler peuvent obtenir jusqu’à 400 shekels par jour, selon le site Zman Yisrael, la version hébraïque du Times of Israel.

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