Israël en guerre - Jour 148

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Israël n’a pas violé le droit international – juristes du gouvernement britannique

David Cameron a toutefois jugé que certaines des choses qu'il avait vues durant la guerre entre Israël et le Hamas étaient "profondément inquiétantes"

Les soldats en opération dans la bande de Gaza, sur une photo non-datée publiée le 11 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Les soldats en opération dans la bande de Gaza, sur une photo non-datée publiée le 11 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Les juristes du gouvernement britannique affirment qu’Israël n’a pas violé le droit international à Gaza, a indiqué mardi le chef de la diplomatie David Cameron, faisant part cependant de son inquiétude concernant l’opération militaire menée en représailles à l’attaque meurtrière du groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas le 7 octobre.

« La réponse courte à cette question est ‘non' », a déclaré l’ancien Premier ministre, après qu’un député de la commission des Affaires étrangères lui a demandé s’il avait reçu un avis légal affirmant qu’Israël avait agi de manière contraire au droit international.

Pressé de questions sur la légalité des frappes israéliennes lors de cette audition, David Cameron a toutefois estimé que certaines des choses qu’il avait vues durant cette guerre dans l’enclave palestinienne étaient « profondément inquiétantes ».

« Suis-je inquiet qu’Israël ait agi d’une façon qui pourrait violer le droit international, parce que tel ou tel autre bâtiment a été bombardé ? Oui, bien sûr cela m’inquiète », a-t-il affirmé, expliquant que c’était la raison pour laquelle des juristes étaient consultés.

En représailles à l’attaque du 7 octobre menée par le Hamas sur le sol israélien et qui a fait environ 1 140 morts, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP à partir du bilan israélien, Israël a lancé une offensive contre les terroristes palestiniens à la tête de Gaza. Le bilan des morts annoncés par le Hamas s’élève à 23 210 morts. Ces chiffres sont invérifiables de manière indépendante.

Interrogé sur le fait de savoir si les juristes du gouvernement estiment qu’Israël pourrait être « vulnérable à une procédure » devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, David Cameron a répondu : « c’est proche de cela ».

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron témoignant devant une commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes, à Londres, le 9 janvier 2024. (Crédit : PRU/AFP)

Mais il a ajouté qu' »il y a toujours un point d’interrogation », et qu’un examen plus approfondi était nécessaire.

Le ministre a également déclaré que les combattants du groupe terroriste islamiste palestinien avaient « perdu environ la moitié de leur capacité » à tirer des roquettes sur Israël.

C’est la première fois que David Cameron devait répondre de son action devant des députés depuis sa nomination surprise au gouvernement, étant donné qu’il siège à la chambre des Lords, dont les membres sont non élus, et non à la Chambre des Communes composée des députés.

Il y a aussi plaidé pour que les parlementaires américains approuvent une aide militaire supplémentaire de 250 millions de dollars en faveur de l’Ukraine, actuellement bloquée par les Républicains au Congrès.

« Nous avons vraiment besoin que les Américains adoptent ce plan. Je suis convaincu qu’ils le feront, parce qu’en fin de compte, il y a une majorité au Congrès pour cela », a-t-il déclaré.

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