Israël prêt à faire « beaucoup plus » après le bombardement à Gaza – Netanyahu
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Israël prêt à faire « beaucoup plus » après le bombardement à Gaza – Netanyahu

Prenant la parole à la conférence de l'AIPAC via satellite depuis le ministère de la Défense à Tel Aviv, le Premier ministre a juré de faire le nécessaire pour défendre Israël

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime à la conférence politique annuelle de l'AIPAC à Washington par vidéoconférence depuis Israël, le 26 mars 2019 (Crédit : Jim Watson/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime à la conférence politique annuelle de l'AIPAC à Washington par vidéoconférence depuis Israël, le 26 mars 2019 (Crédit : Jim Watson/AFP)

Le Premier ministre a menacé mardi de renforcer la riposte israélienne aux attaques à la roquette depuis Gaza alors qu’il rencontre actuellement les chefs sécuritaires de l’Etat juif dans un contexte de calme fragile revenu sur la frontière agitée.

« Je peux vous dire que nous sommes prêts à faire beaucoup plus. Nous ferons tout le nécessaire pour défendre notre peuple et défendre notre Etat », a-t-il lancé dans un message par vidéoconférence, depuis Israël, aux 18 000 participants à la conférence annuelle à Washington.

Netanyahu devait initialement s’exprimer en personne lors de la conférence annuelle de l’AIPAC mais il a écourté lundi son séjour à Washington au vu de la situation sécuritaire troublée en Israël.

« Nous avons répondu en déployant une grande force », a-t-il ajouté, s’exprimant par le biais d’une connexion satellite peu stable depuis le siège du ministère de la Défense de Tel Aviv, où il s’est rendu dès son atterrissage au sein de l’Etat juif. « Au cours des dernières 24 heures, l’armée israélienne a détruit des installations terroristes majeures appartenant au Hamas à une échelle qui n’avait jamais été atteinte depuis la fin de l’opération militaire menée il y a quatre ans à Gaza ».

Des flammes et de la fumée s’élèvent de bâtiments de Gaza City lors de frappes israéliennes présumées, le 25 mars 2019 (Crédit : Mahmud Hams / AFP)

Le discours prononcé par Netanyahu devant l’AIPAC a eu lieu alors que le Premier ministre se trouve actuellement à Tel Aviv pour des consultations avec le chef d’Etat-major de Tsahal, Aviv Kohavi, et d’autres hauts-responsables du secteur de la Sécurité. Il a continué ces entretiens à l’issue de son allocution.

Quelques minutes avant l’atterrissage, un officiel de l’entourage de Netanyahu a dit aux journalistes que l’Etat juif n’avait pas convenu de cessez-le-feu avec le Hamas et qu’il était prêt à continuer à mener des frappes aériennes sur des cibles de la bande de Gaza.

« Il n’y a pas eu de cessez-le-feu », a affirmé le responsable qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat. Le Premier ministre est resté en contact constant avec le chef d’Etat-major et les autres officiels de la sécurité pendant l’intégralité du vol de 12 heures qui l’a ramené en Israël, a-t-il ajouté.

Alors que le calme est revenu mardi à Gaza après cette nouvelle confrontation à distance entre Israël et Palestiniens, il devait notamment décider de la suite : fin de la riposte, ou nouvelles actions, au risque d’une escalade à deux semaines des législatives dans l’Etat hébreu.

L’armée israélienne et les groupes terroristes palestiniens ont poursuivi jusqu’à tôt mardi les hostilités engagées la veille au soir, malgré l’annonce d’un cessez-le-feu.

Les avions, les hélicoptères et les chars israéliens ont frappé, selon l’armée, des dizaines d’objectifs dans ce territoire sous blocus coincé entre l’Israël, l’Egypte et la Méditerranée. Les Palestiniens ont de leur côté déclenché un tir de barrage de dizaines de roquettes et d’obus de mortier en direction du territoire israélien.

Les soldats et les tanks israéliens sont restés sur le qui-vive pendant l’après-midi de mardi à la frontière avec l’enclave côtière, quelques heures après qu’une trêve informelle est entrée en vigueur à l’issue de la dernière escalade des tensions entre l’armée et le groupe terroriste.

Cette dernière série de violences a commencé lorsqu’une roquette tirée lundi avant l’aube depuis la bande de Gaza – qui, selon l’Etat juif, a été lancée par le Hamas – s’est abattue sur une maison de la ville de Mishmeret, au nord-est de Tel Aviv, détruisant le bâtiment. Deux personnes qui se trouvaient à l’intérieur ont été modérément touchées et cinq autres, dont trois tout-petits, ont été légèrement blessées.

Jamais une roquette tirée depuis Gaza n’avait autant pénétré sur le territoire israélien depuis l’opération Bordure protectrice de 2014.

Devant l’AIPAC, Benjamin Netanyahu a par ailleurs de nouveau chaleureusement remercié le président des Etats-Unis qui, la veille et en sa présence à la Maison Blanche, a signé un décret reconnaissant la souveraineté d’Israël sur la partie du Golan syrien capturée en 1967 par Israël – une annexion qui n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

« Nous n’allons jamais, jamais l’abandonner. Il fait partie d’Israël », a-t-il lancé au sujet de ce plateau stratégique.

« De la part du peuple d’Israël, merci président Trump et merci pour toutes les décisions historiques que vous avez prises », a-t-il ajouté, en référence notamment à la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale israélienne.

Judah Ari Gross et l’AFP ont contribué à cet article.

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