Jérusalem : des actes de vandalisme attribués à l’extrême-droite
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Jérusalem : des actes de vandalisme attribués à l’extrême-droite

Des pneus crevés et les phrases “prix à payer” et “Kahane avait raison” ont été retrouvés dans le quartier arabe de Beit Safafa

Un graffiti disant 'Kahane avait raison' sur le mur du quartier à Jérusalem de Beit Safafa, acte de vandalisme commis dans la nuit dans ce qui pourrait être une attaque du type 'prix à payer', le 9 juin 2017 (Porte-parole de la police)
Un graffiti disant 'Kahane avait raison' sur le mur du quartier à Jérusalem de Beit Safafa, acte de vandalisme commis dans la nuit dans ce qui pourrait être une attaque du type 'prix à payer', le 9 juin 2017 (Porte-parole de la police)

Des voitures ont été vandalisées dans le quartier arabe de Beit Safafa à Jérusalem dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la police vendredi matin, lors d’un crime de haine qui serait probablement du type « prix à payer » et qui aurait été perpétré par des extrémistes de droite.

Des pneus de voitures appartenant aux résidents ont été crevés et un mur avoisinant a été recouvert à la peinture à la bombe des mots « prix à payer » et « Kahane avait raison » – une évocation du nom du rabbin assassiné et militant d’extrême-droite Meir Kahane.

Kahane est le fondateur de la Ligue de défense juive aux Etats-Unis et du parti politique israélien Kach, qu’il a représenté à la Knesset avant que la formation ne soit interdite pour racisme par la loi israélienne en 1988.

Kahane faisait la promotion de l’annexion de la Cisjordanie et de l’expulsion forcée de la population arabe. Il a été tué par un tireur arabe à New York en 1990.

Des pneus crevés dans le quartier de Beit Safafa à Jérusalem lors d'une attaque présumée du type 'prix à payer', le 9 juin 2017 (Crédit : Porte-parole de la police)
Des pneus crevés dans le quartier de Beit Safafa à Jérusalem lors d’une attaque présumée du type ‘prix à payer’, le 9 juin 2017 (Crédit : Porte-parole de la police)

Le terme « prix à payer » fait référence aux actes de vandalisme et autres crimes de guerre menés par des ultra-nationalistes juifs, ostensiblement en représailles à des politiques mises en œuvre par le gouvernement et perçues comme hostiles au mouvement des implantations. Des mosquées, des églises, des groupes pacifistes israéliens et même des bases militaires ont été ciblées ces dernières années par ces vandales nationalistes.

Ces actes ont été condamnés par tout le spectre politique.

Des enquêteurs de la police médico-légale ont recueilli des preuves sur le site vendredi et les forces de l’ordre ont fait savoir qu’une investigation était en cours.

Beit Safafa enjambe la Ligne verte, la plus grande partie du faubourg étant située dans Jérusalem Est et l’autre à Jérusalem Ouest. Depuis la fondation de l’Etat d’Israël en 1948 jusqu’à la guerre des Six Jours en 1967, le quartier avait été divisé et placé sous contrôles israélien et jordanien, traversé par une clôture de barbelés haute de 60 centimètres.

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