Jérusalem : Du personnel soignant attaqué dans un quartier haredi
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Jérusalem : Du personnel soignant attaqué dans un quartier haredi

L'équipe allait faire des tests au COVID-19 ; un bénévole du Magen David Adom a été légèrement blessé lors de cet incident à Mea Shearim et un véhicule municipal a été abîmé

La fenêtre arrière endommagée d'un véhicule de la municipalité de Jérusalem ayant essuyé des jets de pierre, le 4 avril 2020 (Crédit : Magen David Adom)
La fenêtre arrière endommagée d'un véhicule de la municipalité de Jérusalem ayant essuyé des jets de pierre, le 4 avril 2020 (Crédit : Magen David Adom)

Un véhicule qui transportait du personnel soignant et des inspecteurs municipaux a essuyé des jets de pierres et autres objets dans le quartier de Mea Sharim, à Jérusalem, alors que l’équipe à son bord allait effectuer des tests au coronavirus dans le secteur.

Un bénévole a été blessé à la tête et son état a nécessité une hospitalisation, selon les services de secours du Magen David Adom.

La fenêtre arrière du véhicule de la municipalité de Jérusalem, qui était utilisé par le Magen David Adom pour effectuer un test sur un homme qui aurait contracté la maladie, a essuyé des jets de pierres. Une partie du pare-brise a été détruite.

Une barre en fer aurait également été utilisée dans cette agression, selon la Douzième chaîne.

« C’est un sentiment difficile de voir que vous partez pour réaliser un test au COVID-19 sur une personne qui a besoin d’être aidée et qu’on vous agresse en chemin », aurait commenté Nissim Hatib, le personnel soignant qui a été blessé.

Selon la Douzième chaîne, l’attaque a été menée par des membres de la Faction de Jérusalem, un groupe radical lié à de nombreuses violations des ordonnances d’urgence adoptées pour réduire la propagation du coronavirus.

Il n’y aurait pas eu d’arrestations.

Dans la matinée de samedi, dix personnes ont été arrêtées par la police à Mea Sharim. Elles sont accusées d’avoir agressé des agents et d’avoir tenté d’entraver la mise en vigueur des restrictions.

Ce quartier accueille de nombreux groupes ultra-orthodoxes extrémistes et il a été le théâtre d’affrontements multiples entre les résidents et la police qui a tenté de mettre en oeuvre les directives émises par le ministère de la Santé contre le virus.

Une équipe du Magen David Adom a également essuyé des jets de pierres, lundi dernier, alors qu’elle procédait à un test à la maladie à Mea Shearim.

Samedi aussi, la police a expliqué avoir dispersé un office de prière illégal dans l’implantation ultra-orthodoxe de Modiin Illit. Vingt fidèles ont écopé d’une amende.

A Bnei Brak, banlieue majoritairement ultra-orthodoxe de Tel Aviv qui a été déclarée zone restreinte en raison de la forte présence du COVID-19 dans la population, environ 50 membres de la Faction de Jérusalem se sont réunis pour la prière, a indiqué la Douzième chaîne. La police a été appelée sur les lieux.

Jeudi, le cabinet a déclaré Bnei Brak zone restreinte – fermant la ville. Cette ordonnance limite les déplacements depuis et vers la ville, avec une entrée exclusivement réservée aux résidents, aux services de police et de secours, aux fournisseurs de produits de base et aux journalistes.

Les policiers israéliens contrôlent les véhicules à un checkpoint dans la ville majoritairement ultra-orthodoxe de Bnei Brak, près de Tel Aviv, le 3 avril 2020 (Crédit : Jack Guez/AFP)

Bnei Brak, avec une population de presque 200 000 personnes, présente le plus fort taux de cas de coronavirus en Israël après Jérusalem – même si presque cinq fois mois d’habitants y résident.

Samedi, un haut-responsable du ministère de la Santé a demandé que certaines secteurs en Israël, présentant également un nombre élevé de malades, soient également déclarées zones restreintes, notamment un certain nombre de zones ayant une forte population ultra-orthodoxe comme les quartiers haredim de Jérusalem et Modiin Illit.

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