Jérusalem-Est : des voitures vandalisées dans une attaque anti-arabe présumée
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Jérusalem-Est : des voitures vandalisées dans une attaque anti-arabe présumée

Les mots "Plus jamais de terrorisme palestinien" ont été écrits à la bombe sur un camion ; des incidents similaires ont été rapportés dans le nord de la Cisjordanie

Des voitures endommagées à Jérusalem-Est à côté d'un camion où les mots "Plus jamais de terrorisme palestinien" ont été écrits, le 23 novembre 2018 (Crédit : Porte-parole de l'armée israélienne)
Des voitures endommagées à Jérusalem-Est à côté d'un camion où les mots "Plus jamais de terrorisme palestinien" ont été écrits, le 23 novembre 2018 (Crédit : Porte-parole de l'armée israélienne)

La police a ouvert une enquête vendredi matin après que les pneus de plusieurs voitures ont été crevés à Jérusalem-Est dans la nuit.

Selon la police, des véhicules ont été endommagés à deux endroits différents. Cet incident a été considéré comme un crime de haine anti-arabe présumé.

Une photographie de l’un des lieux montre un camion sur lequel les mots « plus jamais de terrorisme arabe » ont été peints à la bombe.

Une attaque similaire a eu lieu pendant la nuit dans le village palestinien d’Asira al-Qibliya, dans le nord de la Cisjordanie, à proximité de Naplouse, selon des informations.

Les forces de l’ordre ont également noté qu’elles s’intéressaient à des informations concernant un crime de haine présumé commis dans la ville palestinienne d’Urif, où des vandales ont peint une étoile de David aux côtés du slogan « Combattez l’ennemi, pas l’ami ».

Une voiture palestinienne sur laquelle une étoile de David a été peinte dans la ville d’Urif, dans le nord de la Cisjordanie, le 23 novembre 2018 (Autorisation)

Les résidents palestiniens de la région de Naplouse sont fréquemment les cibles de telles attaques, généralement attribuées à l’extrême-droite israélienne.

Mercredi dernier, les habitants palestiniens d’Urif, dans le nord de la Cisjordanie, ont découvert à leur réveil une voiture incendiée et des graffitis peints à la bombe, en hébreu, sur les murs d’un bâtiment.

Le mois dernier, une Palestinienne, mère de huit enfants, a été tuée lorsqu’une pierre de la taille d’une grands boîte à mouchoirs a été projetée à travers le pare-brise de la voiture conduite par son mari. La pierre a frappé Aisha Rabi, qui se trouvait sur le siège passager, à la tête.

Son époux a affirmé que le projectile avait été lancé par des habitants d’implantation israéliennes, entendant les vandales parler hébreu. La police israélienne et le Shin Bet ont ouvert des enquêtes sur l’incident qui reste sous embargo.

Le Times of Israel a néanmoins appris au début du mois que les responsables de la Défense étaient de plus en plus convaincus que Rabi, âgée de 47 ans, est morte dans un attentat terroriste commis par des Israéliens.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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