Jérusalem : une comédie coréenne d’humour noir ouvrira le Festival du film
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Jérusalem : une comédie coréenne d’humour noir ouvrira le Festival du film

200 projections et autres événements liés au cinéma sont prévus dans le cadre du festival dont le coup d'envoi sera donné le 25 juillet dans la capitale

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

C’est un conte coréen dramatiquement drôle qui donnera, cette année, le coup d’envoi du 36ème festival du film de Jérusalem à Brekhat HaSultan, avec la première du film « Parasite », oeuvre très applaudie du réalisateur coréen Bong Joon-ho qui a remporté la Palme d’or du meilleur film à Cannes en 2019.

Cette comédie dramatique raconte l’histoire d’une famille pauvre dont les enfants adultes participent à un plan problématique d’infiltration d’un château appartenant à une riche famille. Le film, qui a fait un carton au box-office en Corée et en France et qui est distribué dans le monde entier, a été salué par les critiques comme par le public.

(Et si vous ne pouvez pas vous rendre au festival, sachez tout de même que « Parasite » sera distribué en Israël par Nachshon Films et Red Cape Ltd. Sa sortie est prévue au mois d’août dans les salles de tout le pays).

Au cours de la même soirée, un prix récompensant l’ensemble de son travail sera remis par le festival à Katriel Schory, promoteur infatigable du cinéma israélien, qui quittera son poste de directeur du Fonds du film israélien après avoir passé deux décennies à sa barre.

Cet événement marquera le lancement du festival, qui durera dix jours.

Plus de 200 films d’Israël et de l’étranger seront projetés au cours de cet événement, qui débutera le 25 juillet et s’achèvera le 4 août.

Les films présentés viennent de 60 pays, avec notamment les lauréats des grands prix des festivals de Berlin, de Cannes, de Venise et Sundance.

Les œuvres cinématographiques seront cette année projetés, entre autres, à la cinémathèque de Jérusalem, au Lev Smadar, dans deux salles du Yes Planet, au Jerusalem Theater, et à Gan HaBonim pour les amoureux du grand écran en plein air.

Parmi les autres événements qui marqueront l’édition de cette année, des rencontres avec des réalisateurs, des ateliers cinématographiques, des premières, des fêtes, des spectacles et des événements organisés en plein air.

Un cinéma mobile, équipé de projecteurs de qualité, permettra l’organisation de projections dans les quartiers de toute la ville.

Il y a dix catégories de compétition dans lesquelles s’affronteront les films israéliens et internationaux, avec des prix totalisant près d’un million de shekels.

Cette année, le festival va organiser une nouvelle session promotionnelle destinée aux scénarios de courts-métrages indépendants israéliens en collaboration avec le Gesher Film Fund, avec un prix de 250 000 shekels qui sera remis à l’oeuvre la plus prometteuse.

De « Liber-Man », un documentaire projeté lors du festival du film de Jérusalem 2019 qui a lieu au mois de juillet (Autorisation : Eldad Refaeli)

Quatorze films de fiction et documentaires seront à découvrir dans le cadre du programme Panorama et le concours de court-métrages israéliens Van Leer présentera plus d’une douzaine de films en compétition, longs de quatre à 24 minutes.

Parmi les films présentés, une oeuvre consacrée à un agent de police suspendu, une comédie d’humour noir au sujet d’un guide touristique de Jérusalem qui organise des visites sur les lieux des attentats terroristes les plus fameux, l’amour après la naissance d’un enfant, les réfugiés africains et leur avenir en Israël, un père célibataire d’âge moyen et des enfants Palestiniens, victimes d’un trafic, qui sont amenés à Jaffa.

Un film documentaire projeté au festival du film de Jérusalem, ‘To Reawaken Yossi,’ au sujet du chanteur Yossi Banai (Autorisation: Hananya Nino Herman)

Dans les documentaires, un film consacré à Yossi Banai, décédé il y a 13 ans, l’ascension au pouvoir du politicien Avigdor Liberman et un village druze avec un fort taux de diplômés du lycée.

Le festival accueillera également une soirée de gala avec la projection d’une copie – numériquement restaurée – de « Bar 51 », le film de 1985 d’Amos Guttman consacré à un frère et à sa sœur à Tel Aviv. Guttman, jeune réalisateur des années 1970, était mort du SIDA en 1993.

Image de ‘A Fish Tale,’ documentaire au sujet d’une famille de réfugiés africains en Israël et de leur avenir (Autorisation : Emanuel Meir)

Les étudiants peuvent acheter un pass étudiant au prix de 90 shekels, qui leur offrira des privilèges entre le 28 juillet le 1er août : entrée gratuite aux projections de film, des billets pour des spectacles spéciaux, une projection de « Retour vers le futur » accompagnée par l’orchestre symphonique de Jérusalem, des fêtes et des rencontres avec les réalisateurs.

Le festival est placé sous la direction de Noa Regev, à la tête de la cinémathèque de Jérusalem, avec Elad Smorzik à la direction artistique.

Il est organisé par le conseil du film israélien au sein du ministère de la Culture et des sports, par le ministère des Affaires et du patrimoine de Jérusalem, par la municipalité de Jérusalem, par l’Autorité du développement de Jérusalem, la fondation de Jérusalem et la fondation Van Leer.

Le programme du festival sera disponible dès le 7 juillet sur le site internet de l’événement.

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