« J’espère que ce sera la dernière perte pour Israël », dit le père du soldat tué
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« J’espère que ce sera la dernière perte pour Israël », dit le père du soldat tué

Le soldat des forces spéciales tué lors d'une mission secrète à Gaza qui a dégénéré est salué comme un activiste social qui avait élevé ses enfants avec des valeurs patriotiques

Le président Reuven Rivlin console la famille d'un officier de Tsahal tué dans la bande de Gaza lors des funérailles de l'officier le 12 novembre 2018 (Crédit : Kobi Gideon / GPO)
Le président Reuven Rivlin console la famille d'un officier de Tsahal tué dans la bande de Gaza lors des funérailles de l'officier le 12 novembre 2018 (Crédit : Kobi Gideon / GPO)

Le père d’un officier des forces spéciales qui a été tué, la nuit dernière, pendant une opération dans la bande de Gaza a déclaré lundi qu’il espérait que la mort de son fils serait la dernière perte qu’Israël devrait subir.

L’armée a déclaré que l’incident, au cours duquel un autre officier a été modérément blessé et qui a entraîné des heures d’affrontements, était survenu pendant une mission de collecte de renseignements qui avait mal tourné.

La majorité des détails du raid et notamment l’identité de l’officier tombé au combat sont encore soumis à la censure militaire et ne peuvent donc être publiés.

« C’est une perte énorme », a commenté le père du défunt, selon un reportage diffusé par la chaîne Hadashot. « J’espère que ce sera la dernière des pertes pour le peuple israélien ».

Un proche parent a noté que l’officier, qui a été identifié par les militaires seulement par l’initiale en hébreu « Mem », avait rejoint l’armée après le lycée et qu’il y était resté.

Le lieutenant-colonel était âgé de 41 ans. Il était marié et père de deux enfants et il vivait dans une ville du nord du pays.

« Il était militant dans le social et apportait de grandes contributions », a dit le proche. « La famille ne sait pas tout ce qu’il a pu faire, en dehors du fait qu’il était un important officier d’une unité d’élite. Sa famille était exemplaire, son épouse travaille dans le secteur médical et elle aide les enfants ».

Un proche ami du lieutenant-colonel Mem a expliqué qu’il était bénévole dans diverses associations et qu’il « élevait la génération suivante en lui inculquant les valeurs du patriotisme et celles de la contribution apportée et du bénévolat ».

« Il avait commencé à réfléchir à l’avenir, à avancer dans le secteur de la sécurité civile », a ajouté l’ami. « Mais il avait également réfléchi à persévérer pour progresser dans l’establishment militaire ».

Des Palestiniens autour des décombres d’une voiture qui aurait été détruite par une frappe israélienne à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 novembre 2018 (Crédit : y SAID KHATIB / AFP)

Le soldat blessé, qui n’a pas été identifié lui non plus, a repris conscience dans la matinée de lundi et ses jours ne sont pas en danger, a fait savoir le centre médical Soroka de Beer Sheva dans une déclaration.

Après avoir repris connaissance, son épouse et ses enfants ont pu le voir un petit instant.

Sa mère, qui se trouvait également dans l’unité de soins intensifs où elle a été prise en charge, a fait part à la chaîne Hadashot de son soulagement de le savoir encore en vie.

« Je prie pour que mon fils guérisse le plus rapidement possible », s’est-elle exclamée. « C’est un miracle qu’il m’ait été rendu vivant. Je n’aurais pas pu supporter de voir ses enfants, mes petits-enfants, pleurer. C’était dur. J’ai quitté la pièce ».

Le ministre de l’Education Naftali Bennett a lui aussi rendu visite à l’officier, à l’hôpital, et il a déclaré que le soldat défunt et son frère d’armes étaient des « héros nationaux ».

« Je fais part de mes condoléances les plus profondes à la famille du lieutenant-colonel Mem et je transmets mes voeux de rétablissement rapide aux blessés », a dit Bennett.

Le frère de l’officier blessé a indiqué à la chaîne Hadashot qu’il n’a pas encore pu voir ce dernier.

« La famille toute entière et moi-même prions pour son rétablissement », a dit son frère. « Nous sommes certains que Dieu l’a pris sous sa garde. Nous voulons remercier tous ceux qui s’intéressent à l’évolution de son état de santé ».

Des soldats israéliens montent la garde à Nahal Oz, dans le sud d’Israël, près de la frontière avec Gaza, le 12 novembre 2018 (Crédit : Hadas Parush/FLASH90)
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