Jonathan Pollard espère que Trump, en fin de mandat, commuera sa peine
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Jonathan Pollard espère que Trump, en fin de mandat, commuera sa peine

Le dossier de l'espion israélien sera examiné à la fin du mois et la famille espère que le président américain acceptera qu'il émigre en Israël

Jonathan Pollard quitte un tribunal new-yorkais après sa libération de prison, le 30 novembre 2015. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Jonathan Pollard quitte un tribunal new-yorkais après sa libération de prison, le 30 novembre 2015. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

Les responsables israéliens réfléchiraient à la possibilité de demander au président américain Donald Trump une commutation de peine ou une grâce pour l’ancien espion Jonathan Pollard, qui cherche à émigrer en Israël.

Selon un reportage qui a été diffusé vendredi par la Treizième chaîne, les officiels seraient divisés sur les chances de réussite d’une telle initiative, certains estimant que Trump est trop préoccupé par sa défaite aux élections pour qu’il soit possible de le solliciter au sujet de Pollard. D’autres pensent que certains membres de l’administration seraient prêts à entendre une telle requête.

Trump devrait accorder une série de grâces au cours de ses dernières semaines à la Maison Blanche.

Néanmoins, Pollard pourrait ne même pas avoir besoin de Trump, les dispositions de sa libération conditionnelle étant examinées le 21 novembre et le département de la Justice pouvant décider de commuer sa peine. Il est actuellement interdit à Pollard de quitter le pays – une interdiction qui courait sur cinq ans – et cette restriction expire ce mois-ci, et le département de la Justice pourrait décider de ne pas la prolonger.

Pollard, qui est resté 30 ans derrière les barreaux pour avoir fourni des renseignements sensibles à Israël, avait lancé un appel public à Netanyahu, l’année dernière, lui demandant d’intervenir en son nom pour obtenir auprès de Trump une commutation de peine, de manière à ce qu’il puisse s’occuper de son épouse malade.

Il avait déclaré à la Douzième chaîne, à ce moment-là, que son épouse Esther était atteinte pour la troisième fois d’une forme agressive de cancer du sein.

Pollard, ancien analyste civil de la marine américaine, avait été condamné en 1987 à la prison à vie pour avoir transmis des renseignements à l’Etat juif. Cette incarcération avait longtemps entraîné des tensions dans les relations entre les deux pays, les leaders juifs et israéliens déposant des requêtes auprès de leurs homologues américains afin de garantir sa libération.

Après sa libération survenue au mois de novembre 2015, Pollard avait écopé d’une période probatoire de cinq ans, pendant laquelle il lui avait été interdit de quitter le territoire des Etats-Unis. Il est également dans l’obligation de rester à son domicile de New York de 19 heures à 7 heures du matin, de soumettre à l’inspection tous les ordinateurs qu’il est amené à utiliser et il doit porter en permanence un dispositif de contrôle GPS.

L’homme de 66 ans a obtenu la citoyenneté israélienne en 1995 et il dit vouloir s’installer au sein de l’Etat juif avec sa famille.

En 2017, une cour d’appel fédérale américaine avait rejeté une demande de levée des restrictions imposées lors de sa libération conditionnelle.

Au mois de novembre 2018, la Douzième chaîne avait rapporté que le département de la Justice américain avait refusé une demande officielle de l’Etat d’Israël qui aurait autorisé Pollard à émigrer. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait lui aussi demandé à Trump de laisser Pollard partir.

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