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Katz dénonce le parti qui « soutient le terrorisme » sur un plateau télévisé

Le chef de Raam, lui aussi présent, a déclaré qu'il n'excluait pas de s'associer à Netanyahu et à des députés d'extrême-droite, même s'il reste "optimiste" sur la coalition

Le leader du Raam, Mansour Abbas,à gauche, et le député du Likud, Israel Katz, lors de l'émission d'information "Meet the Press" sur la Douzième chaîne, le 11 juin 2022. (Crédit: Capture d'écran : la Douzième chaîne)
Le leader du Raam, Mansour Abbas,à gauche, et le député du Likud, Israel Katz, lors de l'émission d'information "Meet the Press" sur la Douzième chaîne, le 11 juin 2022. (Crédit: Capture d'écran : la Douzième chaîne)

Un membre du parti du Likud du leader de l’opposition Benjamin Netanyahu s’est opposé au leader de la faction Raam, Mansour Abbas, samedi sur un plateau télévisé. Il a répété une affirmation souvent faite par le Likud qui accuse la formation islamiste de soutenir selon le terrorisme. Le leader arabe, pour sa part, a répondu que Netanyahu l’avait courtisé dans le cadre de ses propres efforts de mise en place d’une coalition l’année dernière.

L’échange entre Abbas et Israël Katz, ancien ministre des Finances et des Transports, est intervenu alors que le gouvernement est confronté à une crise de plus en plus profonde depuis qu’il a perdu sa majorité parlementaire en avril. Netanyahu et son bloc d’opposition de droite et religieux n’ont cessé d’essayer de renverser la coalition disparate depuis qu’elle a été formée en juin dernier – l’alliance avait écarté Netanyahu de son poste de Premier ministre après douze années passées au pouvoir.

Lors d’une apparition sur la Douzième chaîne, Katz a fustigé la dépendance du gouvernement à l’égard de Raam, dont il a dénoncé les membres qui sont, selon lui, des « partisans du terrorisme ».

« Mansour Abbas est un homme des Frères musulmans », a affirmé Katz. « Les principes qu’il soutient sont exactement les mêmes que ceux du Hamas. »

Raam représente la branche sud du Mouvement islamique d’Israël, considérée comme un mouvement modéré, par opposition à la branche nord, plus extrémiste. À plusieurs reprises, Abbas a fermement condamné le terrorisme et il a également déclaré qu’Israël était et resterait un État juif.

Interrogé sur les raisons pour lesquelles Netanyahu s’était entretenu avec Abbas l’année dernière alors qu’il s’efforçait de conserver son poste après que le Likud et ses partenaires n’ont pas obtenu la majorité aux élections générales, Katz a nié qu’on lui ait proposé de former un gouvernement avec Raam.

Abbas, qui se trouvait dans le studio de télévision pour être interviewé après le député du Likud, a déclaré que lui et Katz s’étaient entretenus à plusieurs reprises lorsque ce dernier était ministre des Finances.

« Israël Katz essaie de nier que nous avons tenu des négociations pendant des mois », a déclaré Abbas.

Le leader du parti Raam Mansour Abbas, à gauche, tient une conférence de presse à la Knesset, le 25 octobre 2021. Le chef de l’opposition et du Likud Benjamin Netanyahu, à droite, dirige une réunion de faction à la Knesset, le 25 octobre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Abbas a également noté que Raam « faisait tout » pour consolider le gouvernement chancelant, après qu’un de ses législateurs et un membre du parti de gauche Meretz de la coalition ont contribué à faire échouer un projet de loi visant à renouveler l’application de la loi israélienne aux résidents d’implantations de Cisjordanie.

« Si nous ne réussissons pas, nous devrons retourner vers le peuple et dire : ‘Nous vous rendons le mandat – et vous choisirez qui vous voulez pour diriger le pays' », a-t-il déclaré.

Abbas a ajouté qu’il était « optimiste » quant aux chances du gouvernement de se maintenir, tout en reconnaissant que « nous avons beaucoup de problèmes » au sein de la coalition politiquement disparate.

Plus tôt samedi, Abbas a déclaré qu’il n’excluait pas de siéger dans un futur gouvernement avec Netanyahu. S’exprimant lors d’un événement culturel à Baqa al-Gharbiya, il a ajouté qu’il serait prêt à rejoindre une coalition avec les députés d’extrême droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir du parti Sionisme religieux, à condition qu’ils ne le rejettent pas.

Les députés d’extrême droite Itamar Ben Gvir, à gauche, et Bezalel Smotrich à la porte de Damas, à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, le 20 octobre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le refus des deux hommes de rejoindre un gouvernement soutenu par Raam est considéré comme le facteur décisif ayant empêché Netanyahu de former un gouvernement avec Abbas après les élections de mars dernier, ce qui a conduit à l’émergence de l’actuelle coalition au pouvoir.

Selon trois sondages publiés cette semaine, le bloc de Netanyahu remporterait 60 des 120 sièges de la Knesset si de nouvelles élections avaient lieu aujourd’hui, nécessitant le soutien ou l’abstention d’au moins un autre législateur pour sceller définitivement un gouvernement.

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