La loi sur le service ultra-orthodoxe présentée au cabinet
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La loi sur le service ultra-orthodoxe présentée au cabinet

Le ministre de la Défense insiste sur le fait que les besoins de l’armée doivent jouer un rôle central dans la détermination de la politique militaire d'Israël

Le leader du parti Shas Aryeh Deri, au centre, le chef de Avigdor Liberman, à gauche, et le président de YaHadout HaTorah Yaakov Litzman lors d'une séance plénière à la Knesset, le 29 juillet 2013 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le leader du parti Shas Aryeh Deri, au centre, le chef de Avigdor Liberman, à gauche, et le président de YaHadout HaTorah Yaakov Litzman lors d'une séance plénière à la Knesset, le 29 juillet 2013 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La crise de la coalition qui pourrait donner lieu à des élections anticipées pourrait être résolue, après que le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a annoncé jeudi qu’il serait prêt à autoriser que la loi sur le service militaire ultra-orthodoxe soit présentée au parlement la semaine prochaine.

La crise a débuté lorsque des députés ultra-orthodoxes du parti YaHadout HaTorah ont annoncé la semaine dernière qu’ils ne soutiendraient pas le budget pour l’année 2019 à moins que la coalition ne fasse adopter la loi proposée par YaHadout HaTorah sur le service militaire, qui permettrait d’assurer que les étudiants des séminaires ultra-orthodoxes soient automatiquement exemptés du service militaire.

Plus tôt dans la journée de jeudi, Liberman a déclaré à la presse qu’Israël était « pris en otage par un groupe d’extrémistes ». Il a souligné que « je ne veux pas d’élections, mais je n’abandonnerai pas nos principes. »

« Nous ne mènerons pas de négociations [sur la proposition de loi sur le service militaire] avec une arme pointée contre la tempe », a-t-il insisté.

Liberman exige depuis longtemps que tout projet de loi militaire soit ancré dans les besoins de l’armée. Il a réitéré cette demande jeudi, en expliquant qu’une commission spéciale dans son ministère préparera « la meilleure version de la loi pour les forces de défense d’Israël et le peuple d’Israël. Que cela marche ! ».

Mais le soir, des sources au sein de la coalition ont déclaré que Liberman avait signalé sa volonté d’envisager de laisser la proposition de loi de Yahadout HaTorah — ou du moins une version avec un compromis — passer le premier des trois votes à la Knesset.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à droite), s’entretient avec Yaakov Litzman, alors ministre de la Santé, du parti Yahadut HaTorah, (à gauche), à la Knesset le 28 mars 2016. (Yonatan Sindel/Flash90)

Par ailleurs, afin de permettre la conclusion d’un compromis au début de la semaine prochaine, la ministre de la Justice Ayelet Shaked a ordonné que la proposition de loi sur les haredis soit inscrite à l’ordre du jour de la puissante commission des Lois, qui doit se réunir dimanche et qui octroie le soutien gouvernemental à une variété de projets de loi.

Cette décision établit un calendrier préliminaire pour résoudre la crise — si les parties souhaitent parvenir à une résolution. Le projet de loi des partis ultra-orthodoxes pourrait recevoir le soutien du gouvernement dimanche, passer le premier vote en plénière au début de la semaine prochaine, puis passer en commission — où une version du compromis pourrait être négociée, et votée, avant que la Knesset ne soit en congés pour le printemps à la fin de la semaine prochaine.

La proposition de loi Haredi oblige le ministère de la Défense à accepter les études au séminaire comme étant le déclencheur d’une dérogation automatique au service militaire. Shaked serait également en train de formuler un autre projet de compromis.

Toute décision sur un compromis ne sera probablement prise que samedi soir, après le retour du Premier ministre Benjamin Netanyahu en Israël de son voyage aux Etats-Unis.

Le conflit a menacé de renverser le gouvernement de Netanyahu.

Le Premier ministre a déclaré mercredi qu’il ne cherchait pas à organiser des élections, mais qu’un nouveau scrutin serait organisé si les partis de la coalition ne parvenaient pas à se mettre d’accord sur la législation et s’engageaient à éviter les luttes intestines pendant la prochaine année et demie.

Présentant ses conditions pour éviter les élections, Netanyahu a déclaré que toute proposition de loi sur l’enrôlement ultra-orthodoxe doit être soutenue par l’ensemble de la coalition et fournir une solution à long terme.

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