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La mairie de Jérusalem envoie des employés nettoyer Shuafat – une première

L'entretien du camp de réfugiés était sous la responsabilité de l'UNRWA, que Nir Barkat a interdit dans la ville

Le quartier de Shuafat, à Jérusalem Est. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le quartier de Shuafat, à Jérusalem Est. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La municipalité de Jérusalem a annoncé mardi que 15 employés municipaux sont entrés dans le camp de réfugiés palestiniens de Shuafat pour la première fois, afin d’en extraire les déchets et d’y effectuer des travaux de nettoyage.

Cette démarche a été ordonnée par le maire sortant Nir Barkat, qui a interdit à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) d’opérer dans la ville et de fournir des services aux résidents palestiniens.

Selon la mairie, les employés municipaux ont trouvé quatre cent tonnes de déchets et de matériaux de construction. Les employés se rendront quotidiennement dans le camp pour remplacer l’UNRWA, qui, disent-ils, a fourni des « services inadéquats ».

La mairie va également fournir des services dans les secteurs de l’éducation et de la santé pour prendre le relais de l’UNRWA.

Un employé de la mairie de Jérusalem
balaie les rues de Shuafat, le 23 octobre 2018. (Crédit : mairie de Jérusalem)

Bien qu’il soit situé dans la ville, les employés municipaux et la police ont refusé d’entrer dans le camp de réfugiés de Shuafat et dans d’autres quartiers situés au-delà de la barrière de Cisjordanie, ce qui leur a valu d’être accusés de négligences. Barkat, qui est maire depuis 2008, en attribuait la responsabilité à l’UNRWA, qui a vu son budget drastiquement réduit par les Etats-Unis.

Cette démarche survient une semaine avant les élections municipales à Jérusalem. Barkat, qui s’est rendu à Shuafat mardi, ne se présente pas à sa réélection, et on ne sait pas encore si son successeur poursuivra ce genre de services.

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