La police se prépare aux manifestations anti-Netanyahu de jeudi
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La police se prépare aux manifestations anti-Netanyahu de jeudi

Des policiers supplémentaires seront déployés et les défilés probablement interdits ; le commissaire Cohen a dit que "les violences sous toutes leurs formes" seraient sanctionnées

Des milliers de manifestants scandent des slogans et brandissent des pancartes lors d'une manifestation contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant sa résidence à Jérusalem, le samedi 25 juillet 2020. (AP/Ariel Schalit)
Des milliers de manifestants scandent des slogans et brandissent des pancartes lors d'une manifestation contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant sa résidence à Jérusalem, le samedi 25 juillet 2020. (AP/Ariel Schalit)

La police se prépare actuellement aux rassemblements massifs qui sont prévus pour jeudi et samedi soir aux abords de la résidence officielle du Premier ministre Benjamin Netanyahu – les derniers d’une série de mouvements de protestation anti-gouvernementaux qui ont été récemment émaillés de violences croissantes.

Les forces de l’ordre seront déployées en grand nombre, ont expliqué les responsables. De plus, des policiers sous-couverture supplémentaires se mêleront aux manifestants, certains activistes seront contrôlés à l’aide de moyens technologiques et davantage d’agents seront mobilisés pour s’opposer aux violences commises à l’encontre des manifestants.

Cela fait des semaines que les manifestants organisent des rassemblements réguliers près de la résidence de Balfour Street, ainsi qu’à Tel Aviv, réclamant la démission du chef du gouvernement mis en cause pour des faits de corruption. Ils ont été rejoints, ces dernières semaines, par des Israéliens mécontents des politiques économiques mises en place par le gouvernement dans le contexte de la pandémie de coronavirus.

Les protestataires ont dénoncé des violences policières à de multiples occasions, ainsi que des agressions commises par des contre-manifestants de droite, et notamment des attaques de la part d’extrémistes qui ont eu lieu à la fin d’un défilé organisé à Tel Aviv qui ont envoyé plusieurs participants au mouvement de protestation à l’hôpital. Il y aurait eu également des actes de vandalisme et des violences du côté des manifestants en direction des policiers.

Le commissaire de police Motti Cohen a déclaré, jeudi matin, que les forces de sécurité autoriseraient les manifestations mais qu’elles contreraient « les violences sous toutes leurs formes, contre les protestataires, contre les civils et contre la police », ajoutant que « nous passerons à l’acte avec détermination et avec toute la force de la loi contre ceux qui perturberont l’ordre public ».

Le chef de la police par intérim Motti Cohen prend la parole à la conférence annuelle sur la justice à Airport City, près de Tel Aviv, le 3 septembre 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

« Même dans cette période complexe, nous accorderons à tous les citoyens le droit de manifester », a-t-il ajouté. « La plus grande partie des personnes présentes manifestent conformément à la loi et la police doit garantir que leurs droits sont respectés ».

Cohen a souligné que « la police n’est pas un instrument politique, elle n’a pas de motivation inavouée et elle agit au bénéfice de la population toute entière ».

Il a appelé les citoyens à « respecter le droit et à afficher de la tolérance pour les uns comme pour les autres ».

Les Israéliens avaient manifesté mardi soir contre le ministre de la Sécurité intérieure Amir Ohana à Tel Aviv, après que ce dernier a appelé les forces de l’ordre à réprimer les rassemblements.

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