La Russie aurait menacé d’apposer son veto au mandat de la FINUL si le Hezbollah était cité
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La Russie aurait menacé d’apposer son veto au mandat de la FINUL si le Hezbollah était cité

Moscou aurait refusé de renouveler le mandat des forces de maintien de la paix de l'ONU au Liban tant que le texte citait les violations du groupe terroriste

Une patrouille de la FINUL à la frontière israélo-libanaise. Illustration. (Crédit : Hamad Almakt/Flash90)
Une patrouille de la FINUL à la frontière israélo-libanaise. Illustration. (Crédit : Hamad Almakt/Flash90)

La Russie aurait menacé d’utiliser son veto aux Nations unies la semaine dernière, si le groupe terroriste libanais du Hezbollah, son allié dans la guerre civile syrienne, était cité dans une résolution du Conseil de sécurité portant sur le renouvellement du mandat des forces de maintien de la paix dans le sud du Liban.

Les Etats-Unis et Israël voulaient que le texte de la résolution établisse que les forces intérimaires de l’ONU au Liban (FINUL) bénéficient d’une plus grande présence au sud du fleuve Litani, et qu’elles aient toute autorité dans leurs efforts de prévention d’éventuelles violations de la résolution 1701 de l’ONU, qui avait permis de mettre un terme à la deuxième guerre du Liban en août 2006, après 34 jours de conflit.

Cette guerre avait éclaté après une opération transfrontalière du Hezbollah en Israël. Trois soldats israéliens avaient été tués et deux autres, Ehud Goldwasser et Eldad Regev, avaient été capturés pendant le raid, et cinq autres soldats avaient été tués peu après en tentant de les secourir. Le bilan de la guerre est de 165 morts du côté israélien et 1 100 morts du côté libanais.

Au cours des discussions, la semaine dernière, qui ont porté sur le mandat de la FINUL, la Russie s’était opposée à toute référence au fait que le Hezbollah pourrait être impliqué dans des activités militaires illicites dans le sud du Liban susceptibles de contrevenir à la résolution 1701, a indiqué le quotidien Haaretz.

Le Conseil de Sécurité des Nations unies. (Crédit : Bernd Untiedt/CC BY SA 3.0/Wikimedia commons)
Le Conseil de Sécurité des Nations unies. (Crédit : Bernd Untiedt/CC BY SA 3.0/Wikimedia commons)

Le journal a cité deux responsables israéliens affirmant que les diplomates russes avaient menacé d’apposer leur veto si cette nouvelle résolution devait mentionner l’organisation terroriste.

En conséquence, plusieurs parties du texte soutenu par Israël et les Etats-Unis avaient été coupées.

L’un des paragraphes supprimés faisait référence à une visite de la presse le long de la frontière israélienne organisée par le Hezbollah au printemps dernier, en violation de la résolution 1701.

« Les Russes ont observé de leur côté et leur ligne rouge était qu’ils ne consentiraient pas à ce que le Hezbollah soit cité dans la résolution », selon un message classifié envoyé par la mission israélienne aux Nations unies au ministère des Affaires étrangères vendredi, a indiqué le journal.

La Russie, le Hezbollah et l’Iran soutiennent le président syrien Bashar el-Assad et combattent les rebelles anti-Assad et l’Etat islamique dans la guerre civile syrienne.

Le Hezbollah défile avec son équipement militaire à Qusayr, en Syrie, en novembre 2016. (Crédit : Twitter)
Le Hezbollah défile avec son équipement militaire à Qusayr, en Syrie, en novembre 2016. (Crédit : Twitter)

L’activité du Hezbollah en Syrie et au Liban a figuré au menu des questions soulevées par le Premier ministre Benjamin Netanyahu lorsqu’il a rencontré à Sotchi le président russe Vladimir Poutine, seulement quatre jours avant le vote du Conseil de sécurité.

Netanyahu a exprimé son inquiétude, disant que le Hezbollah recevait des armes sophistiquées, certaines fabriquées en Russie, de l’Iran et de la Syrie.

Israël lutte pour limiter ce qu’il considère comme des tentatives de l’Iran de former un corridor terrestre depuis la République islamique vers le Liban, où opère son allié du Hezbollah, via l’Irak et la Syrie.

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