L’Académie française « indignée » par les attaques antisémites
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L’Académie française « indignée » par les attaques antisémites

Dans un communiqué, l'institution a tenu à "exprimer sa fidélité à la mémoire de Mme Simone Veil et sa solidarité à M. Alain Finkielkraut"

Simone Veil après son entrée à l'Académie française, le 18 mars 2010. (Crédit : François Guillot/AFP)
Simone Veil après son entrée à l'Académie française, le 18 mars 2010. (Crédit : François Guillot/AFP)

L’Académie française a fait part mercredi de son indignation après les attaques antisémites à l’encontre de deux de ses membres, Simone Veil et Alain Finkielkraut.

« L’Académie française, indignée par les attaques antisémites dont ont fait l’objet deux de ses membres, Mme Simone Veil et M. Alain Finkielkraut, s’élève fermement contre ces actes inacceptables et tient à exprimer sa fidélité à la mémoire de Mme Simone Veil et sa solidarité à M. Alain Finkielkraut », a indiqué l’institution dans un communiqué.

Le visage de Simone Veil, peint au pochoir sur des boîtes aux lettres parisiennes, a été récemment souillé par des croix gammées. Le philosophe Alain Finkielkraut a été quant à lui victime d’injures à caractère antisémite samedi en marge d’une manifestation des « gilets jaunes » à Paris.

Reçue à l’Académie française en 2010, Simone Veil (disparue en juin 2017) portait gravés sur son épée d’académicienne son numéro de déportée à Auschwitz-Birkenau, le 78651, et la devise de la France (Liberté, égalité, fraternité) et de l’Europe (Unie dans la diversité).

Le philosophe Alain Finkielkraut à l’Académie française, le 28 janvier 2016 (Crédit : Capture d’écran France TV Info)

Membre de l’Académie depuis 2016, Alain Finkielkraut qui aime se définir comme un « héritier des Lumières » est le fils unique de parents juifs polonais. Son père fut un rescapé du camp d’Auschwitz-Birkenau.

« S’appeler Finkielkraut et être accueilli parmi vous au son du tambour, c’est à n’y pas croire », rappelait l’essayiste lors de son intronisation à l’Académie.

« C’est de France, et avec la complicité de l’État français, que mon père a été déporté, c’est de Beaune-la-Rolande, le 28 juin 1942, que son convoi est parti pour Auschwitz-Birkenau. Le franco-judaïsme alors a volé en éclats, les Juifs qui avaient cru reconnaître dans l’émancipation une nouvelle sortie d’Égypte, ont compris qu’ils ne pouvaient pas fuir leur condition », ajoutait le philosophe.

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