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Lapid : l’Iran veut financer le terrorisme et poursuivra son programme nucléaire

Lors de la signature du protocole d'accord avec son homologue britannique, le ministre des Affaires étrangères a appelé à un renforcement des sanctions et de la surveillance

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid (R), signe un protocole d'accord avec la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, au Foreign Office, à Londres, le 29 novembre 2021. (Crédit : Stuart Mitchell/GPO)
Le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid (R), signe un protocole d'accord avec la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, au Foreign Office, à Londres, le 29 novembre 2021. (Crédit : Stuart Mitchell/GPO)

Alors que débute lundi le septième cycle de négociations de Vienne sur le programme nucléaire iranien, le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a affirmé que Téhéran n’avait aucune intention d’arrêter son programme nucléaire.

« Les Iraniens viennent à ces pourparlers pour une seule raison : obtenir la levée des sanctions », a déclaré Lapid après avoir signé un protocole d’accord avec son homologue britannique Liz Truss à Londres.

« Ils ont besoin d’argent. Pour le Hezbollah, pour les Gardiens de la révolution, pour leur réseau terroriste mondial et pour la poursuite de leur course vers l’arme nucléaire. »

Le premier diplomate israélien a avancé que la stratégie de Téhéran à Vienne consiste à « jouer la montre, à gagner des milliards grâce à la levée des sanctions, à continuer à tromper le monde et à faire progresser secrètement son programme nucléaire. »

Lapid a appelé à un renforcement des sanctions contre l’Iran, à une surveillance plus stricte des sites nucléaires et à des discussions avec l’Iran « menées en position de force. »

Les négociations parrainées par l’Union européenne (UE) visant à sauver l’accord nucléaire de 2015 entre les puissances mondiales et l’Iran, en voie d’effritement, devaient reprendre lundi à Vienne. Israël ferait pression sur les parties aux discussions, dont le Royaume-Uni, pour les conditionner à l’arrêt de l’enrichissement d’uranium par Téhéran.

Lapid a également parlé du protocole d’accord qu’il a signé avec Truss, affirmant qu’il conduira à un accord de libre-échange, à une coopération accrue en matière de sécurité et au développement conjoint de projets de haute technologie.

« Cet accord n’est pas seulement un gagnant-gagnant, mais un must-must », a déclaré Lapid.

Selon les termes de l’accord, Israël deviendra officiellement un « cyber-partenaire de niveau 1 » pour le Royaume-Uni.

Lapid est actuellement à Londres pour un voyage de deux jours au Royaume-Uni et en France.

« L’Iran est responsable de l’échec des négociations »

Un porte-parole de l’ambassade britannique a souligné que le Royaume-Uni est déterminé à ce qu’un accord soit conclu, mais que le temps presse pour l’Iran.

« Nous pensons que l’offre que nous avons présentée aux Iraniens est juste et exhaustive », a-t-elle déclaré au Times of Israël. « L’Iran a jusqu’à présent refusé de saisir l’occasion de conclure cet accord, et nous avons été clairs avec eux sur le fait qu’il ne restera pas sur la table. Donc, si nous ne parvenons pas à un accord lors de ces négociations, nous devrons reconsidérer notre approche.

« Si un accord n’est pas conclu, l’Iran sera responsable de l’occasion manquée. »

Les responsables israéliens ont tiré la sonnette d’alarme sur le programme nucléaire iranien et les négociations ces dernières semaines, Jérusalem estimant que l’accord de 2015 est beaucoup trop faible et ouvre finalement la voie à une arme nucléaire iranienne.

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