L’Arabie saoudite s’intéresse aux drones turcs, selon Erdogan
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L’Arabie saoudite s’intéresse aux drones turcs, selon Erdogan

Ces déclarations interviennent au moment où la Turquie multiplie les gestes d'ouverture à destination de Ryad et de ses alliés, après des années de vives tensions

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) accueille le roi saoudien Salmane bin Abdulaziz Al Saud à son arrivée à l'aéroport Esenboga d'Ankara, le 11 avril 2016. (Crédit : AFP PHOTO / ADEM ALTAN)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) accueille le roi saoudien Salmane bin Abdulaziz Al Saud à son arrivée à l'aéroport Esenboga d'Ankara, le 11 avril 2016. (Crédit : AFP PHOTO / ADEM ALTAN)

L’Arabie saoudite a formulé une demande auprès de la Turquie pour acquérir des drones armés fabriqués par ce pays, a déclaré mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan.

« L’Arabie saoudite a fait une demande à la Turquie pour des drones armés », a dit M. Erdogan lors d’une conférence de presse à Ankara.

Le chef d’État turc a néanmoins déploré la tenue prochaine de manœuvres aériennes gréco-saoudiennes en Méditerranée orientale qu’Ankara voit d’un mauvais œil. « Qui veut quoi, ce n’est pas clair », a-t-il dit.

Ces déclarations interviennent au moment où la Turquie multiplie les gestes d’ouverture à destination de l’Arabie saoudite et de ses alliés, après des années de vives tensions.

« Il n’y a pas de raison pour que nos relations avec l’Arabie saoudite ne s’améliorent pas », a ainsi déclaré la semaine dernière le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu.

Quelques jours plus tôt, le ministère turc des Affaires étrangères avait exprimé sa « préoccupation » après des attaques contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, attribuées aux rebelles yéménites houthis.

Les relations entre Ankara et Ryad, deux puissances rivales dans le monde musulman, se sont considérablement dégradées depuis 2017 en raison notamment du soutien de la Turquie au Qatar dans le contentieux l’opposant au royaume saoudien.

Les tensions se sont renforcées après l’assassinat en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul. Plusieurs responsables ont accusé le prince héritier d’Arabie d’avoir autorisé ce meurtre.

En parallèle, Ankara cherche aussi à améliorer ses relations avec l’Egypte, alliée à l’Arabie saoudite. « Je ne pense pas que le peuple égyptien puisse nous être opposé », a déclaré M. Erdogan mardi.

Les drones turcs suscitent l’intérêt croissant de certains pays et des experts militaires, après avoir démontré leur efficacité dans plusieurs conflits récents, comme en Libye, en Syrie ou au Nagorny Karabakh.

En Libye notamment, les drones déployés par la Turquie ont permis de stopper l’an dernier une offensive de l’homme fort de l’Est du pays, le maréchal Khalifa Haftar, dont les forces écrasaient auparavant celles du gouvernement de Tripoli, appuyé par Ankara.

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