L’Argentine gèle les avoirs d’un réseau présumé de financement du Hezbollah
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L’Argentine gèle les avoirs d’un réseau présumé de financement du Hezbollah

L'Unité d'information financière de la République argentine a enquêté sur le Groupe Barakat, une organisation criminelle liée au Hezbollah qui opère à sa frontière Nord

Le centre communautaire juif AMIA à Buenos Aires, Argentine, site d'un attentat terroriste qui a fait 85 morts et des centaines de blessés en 1994. (Crédit : andy sternberg/CC BY/Flickr)
Le centre communautaire juif AMIA à Buenos Aires, Argentine, site d'un attentat terroriste qui a fait 85 morts et des centaines de blessés en 1994. (Crédit : andy sternberg/CC BY/Flickr)

Dans un premier temps, le gouvernement argentin avait ciblé un réseau de collecte de fonds du Hezbollah à sa triple frontière Nord avec le Brésil et le Paraguay.

L’Unité d’information financière de la République argentine enquête sur d’éventuelles actions criminelles de citoyens libanais vivant en Argentine qui pourraient être impliqués dans des actes de blanchiment d’argent et de financement d’actes terroristes.

Le Hezbollah a été lié à l’attentat de 1992 contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, qui a fait 29 morts, et à celui de 1994 contre le centre juif AMIA à Buenos Aires, qui a fait 85 morts.

L’unité a enquêté sur le Groupe Barakat, également connu sous le nom de Clan Barakat, une organisation criminelle liée au Hezbollah, qui opère dans la zone connue sous le nom de « Triple frontière » composée de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay, et dirigée par Assad Ahmad Barakat.

En conséquence, le gouvernement argentin a émis une ordonnance administrative de gel des avoirs et de l’argent des membres du groupe, comme le permet un article du Code pénal national relatif au financement du terrorisme.

L’Argentine abrite une importante communauté d’expatriés libanais et les autorités américaines soupçonnent des organisations de cette communauté de lever des fonds par le biais du crime organisé pour soutenir l’organisation terroriste soutenue par l’Iran.

En 2006, le Trésor américain avait visé ce même réseau de collecte de fonds.

Plus tôt cette année, les États-Unis et l’Argentine ont convenu de travailler ensemble pour mettre fin aux réseaux de financement du Hezbollah et au blanchiment d’argent finançant le terrorisme dans toute l’Amérique latine.

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