L’armée achève des exercices simulant des attaques sur de multiples fronts
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L’armée achève des exercices simulant des attaques sur de multiples fronts

Des municipalités et des groupes civils de réponse d'urgence ont aussi participé à l'exercice afin d'améliorer la communication entre les différentes organisations

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le ministre de la Défense, Avigdor LIberman, visite un exercice national de préparation aux situations d'urgence, en compagnie du chef d'état-major, Gadi Eizenkot, et du chef du Commandement de la Défense passive, le major général Tamir Yadai, en mars 2018 (Crédit : Forces de défense israéliennes)
Le ministre de la Défense, Avigdor LIberman, visite un exercice national de préparation aux situations d'urgence, en compagnie du chef d'état-major, Gadi Eizenkot, et du chef du Commandement de la Défense passive, le major général Tamir Yadai, en mars 2018 (Crédit : Forces de défense israéliennes)

L’armée israélienne a conclu jeudi deux exercices de préparation d’urgence nationaux, qui ont passé en examen les capacités de l’Etat-major à gérer une guerre et celles du commandement intérieur à protéger la population civile.

Les deux exercices annuels ont coïncidé ce mois-ci avec l’entraînement de défense aérienne Juniper Cobra organisé chaque année avec les militaires américains.

Un membre de l’Etat-major israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré aux journalistes que les exercices avaient été particulièrement éprouvants alors que l’armée simulait une situation « plus difficile que la manière dont nous évaluons aujourd’hui la réalité ».

En plus de simuler des scénarios extrêmes, l’effort de gestion des trois exercices simultanés a également été un défi à relever pour les militaires, a confié l’officier.

Il a souligné l’importance de l’exercice Juniper Cobra, notant qu’il avait envoyé un message à la région – notamment à l’Iran – que « les Etats-Unis ne sont pas seulement un allié théorique » mais qu’ils se battront aux côtés d’Israël si nécessaire.

Les troupes israéliennes américaines déploient une batterie de défense antimissile Patriot lors de l’exercice de défense aérienne Juniper Cobra de 2018 en mars 2018. (Forces de défense israéliennes)

L’exercice de l’Etat-major, connu sous le nom de “Keystone 2018,” a permis aux plus importants généraux de simuler « une grande variété de défis et de menaces sur un grand nombre de fronts », a fait savoir un haut-responsable de l’armée israélienne aux journalistes sous couvert d’anonymat.

Les généraux ont été dans l’obligation de gérer un certain nombre de scénarios, notamment la mort de 100 civils israéliens lors d’une attaque, a fait savoir le haut-gradé.

« Nous savons que le commandement intérieur sera une cible », a déclaré le haut-responsable.

De plus, les militaires se sont entraînés sur la réponse à apporter dans le cas de dégâts collatéraux d’ampleur causés par une frappe israélienne.

L’exercice de l’Etat-major a été conduit sous la forme de simulations en dessus de table, sans soldats réels.

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Gadi Eizenkot, à droite, et le chef du Commandement du Nord, le général Yoel Strick, dirigent un exercice militaire de préparation aux situations d’urgence à grande échelle en mars 2018 (Crédit : forces de défense israéliennes)

Selon le responsable, l’exercice s’est focalisé sur l’axe dirigé par les Iraniens, qui comprend le groupe terroriste du Hezbollah, basé au Liban, les forces du dictateur syrien Bashar Assad, les milices chiites et les groupes terroristes palestiniens dans la bande de Gaza.

La question portant sur la manière dont « l’Iran utilisera ses positions en Syrie » a également été abordée, a dit l’officier.

Même si les forces aériennes et maritimes ont participé à l’exercice, le haut-gradé a indiqué que l’entraînement s’était focalisé sur la nécessité des soldats israéliens à être préparés pour la guerre.

Cette année, l’exercice Keystone a également compris des scénarios multiples impliquant des cyber-attaques contre des cibles civils et militaires, a déclaré le haut-responsable.

Cet exercice a été dirigé par l’ancien chef d’Etat-major adjoint Yair Golan, avec des visites du chef d’Etat-major actuel, Gadi Eizenkot et du ministre de la Défense Avigdor Liberman.

L’entraînement mis en place par le commandement du Front intérieur, « Résistance solide », a compris des évacuations à grande échelle et des opérations de secours et de recherche, ont fait savoir les militaires.

Des soldats du Commandement de la Défense passive de Tsahal lors d’un exercice national de préparation aux situations d’urgence en mars 2018 (Crédit : Forces de défense israéliennes)

Des municipalités locales et des groupes civils de réponse d’urgence ont également participé à l’exercice « Résistance solide » aux côtés des militaires afin d’améliorer la communication entre les différentes organisations.

L’armée israélienne a souligné que l’entraînement n’était lié à aucune situation sécuritaire spécifique et qu’il n’était pas directement lié à l’exercice de défense anti-missile en cours Juniper Cobra que l’armée conduit actuellement avec les Etats-Unis.

Cet exercice du front intérieur a compris un test national des sirènes d’urgence, mardi matin et mardi soir, durant lequel des civils ont eu pour instruction d’agir comme ils le feraient dans un état d’urgence réel et d’aller s’abriter.

Des soldats du Commandement de la Défense passive de Tsahal lors d’un exercice national de préparation aux situations d’urgence en mars 2018 (Crédit : Forces de défense israéliennes)

Au cours des sirènes du matin, les professeurs ont également réuni leurs élèves dans des abris anti-aériens.

Le haut-responsable de l’armée israélienne a dit qu’avec l’achèvement des exercices – à l’exception de Juniper Cobra, qui continue jusqu’à la fin du mois – l’armée concentrera dorénavant ses efforts sur leur réexamen et les leçons à en tirer.

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