Violences à la frontière Gaza-Israël au troisième vendredi de protestations
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Violences à la frontière Gaza-Israël au troisième vendredi de protestations

Des milliers de Palestiniens manifestent à cinq points le long de la frontière ; 30 blessés par les tirs israéliens

  • Des manifestants palestiniens brûlent des drapeaux israéliens près de la barrière frontalière avec Israël, à l'est de Khan Yunis dans le sud de la ville de Gaza, le 13 avril 2018 (Crédit : AFP / Thomas Coex)
    Des manifestants palestiniens brûlent des drapeaux israéliens près de la barrière frontalière avec Israël, à l'est de Khan Yunis dans le sud de la ville de Gaza, le 13 avril 2018 (Crédit : AFP / Thomas Coex)
  • Les Palestiniens s'apprêtent à incendier un drapeau israélien et des portraits du président américain Donald Trump et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d'une manifestation contre la barrière frontalière avec Israël, à l'est de Khan Yunis, au sud de Gaza le 13 avril 2018 (Crédit :  AFP PHOTO / Thomas COEX)
    Les Palestiniens s'apprêtent à incendier un drapeau israélien et des portraits du président américain Donald Trump et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d'une manifestation contre la barrière frontalière avec Israël, à l'est de Khan Yunis, au sud de Gaza le 13 avril 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)
  • Les Palestiniens s'apprêtent à mettre le feu sur un drapeau israélien et des portraits du ministre de la Défense Avigdor Liberman et du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une manifestation à la frontière avec Israël, à l'est de Khan Yunis dans le sud de Gaza le 13 avril 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)
    Les Palestiniens s'apprêtent à mettre le feu sur un drapeau israélien et des portraits du ministre de la Défense Avigdor Liberman et du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une manifestation à la frontière avec Israël, à l'est de Khan Yunis dans le sud de Gaza le 13 avril 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)
  • Des Palestiniens brûlent des pneus à la frontière avec Israël, à l'est de Jabalia, dans le centre de la ville de Gaza, lors d'une manifestation le 13 avril 2018 (Crédit: AFP PHOTO / MOHAMMED ABED)
    Des Palestiniens brûlent des pneus à la frontière avec Israël, à l'est de Jabalia, dans le centre de la ville de Gaza, lors d'une manifestation le 13 avril 2018 (Crédit: AFP PHOTO / MOHAMMED ABED)
  • Des émeutiers palestiniens brûlent un drapeau israélien lors d'affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à la frontière entre Gaza et Israël, à l'est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 avril 2018. (Crédit : AFP / SAID KHATIB)
    Des émeutiers palestiniens brûlent un drapeau israélien lors d'affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à la frontière entre Gaza et Israël, à l'est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 avril 2018. (Crédit : AFP / SAID KHATIB)

Les émeutiers palestiniens à Gaza ont lancé des explosifs et des bombes incendiaires sur les troupes israéliennes à la frontière, au cours de ce que les forces israéliennes ont décrit comme « plusieurs tentatives » d’endommager la barrière entre Israël et la bande de Gaza.

Des milliers de Palestiniens ont pris part à de violentes émeutes à cinq endroits le long de la frontière, a indiqué l’armée. En plus d’essayer de franchir la barrière, un certain nombre d’attaques ont été menées, avec des manifestants lançant des cocktails Molotov et des explosifs sur des soldats israéliens.

L’armée a déclaré avoir utilisé des méthodes de tir réel et de dispersion des foules, conformément aux règles régissant l’ouverture des tirs.

« L’armée israélienne n’autorisera pas les dommages à la clôture ou à l’infrastructure de sécurité qui protège les citoyens israéliens et agira contre les émeutiers violents et les terroristes impliqués », a déclaré l’armée.

Au moins 30 Palestiniens ont été blessés, a déclaré le ministère de la Santé du Hamas à Gaza, dont une victime qui a reçu une balle dans la tête. La plupart ont été blessés à l’est de la ville de Gaza, mais deux personnes ont été blessées lors d’affrontements près d’Al-Bureij, dans le centre de Gaza.

Dans le nord de la bande de Gaza, un grand drapeau israélien a été brûlé, qui avait déjà été posé sur le sol pour que les manifestants puissent marcher. Les manifestants ont également porté des drapeaux israéliens avec des photos des soldats et des civils capturés et détenus par le groupe terroriste du Hamas à Gaza.

Les organisateurs ont appelé les manifestants de vendredi à brûler les drapeaux israéliens et à lever les drapeaux palestiniens. Plusieurs milliers s’étaient déjà rassemblés à divers endroits, mais les plus grandes foules étaient attendues dans l’après-midi après les principales prières hebdomadaires musulmanes.

La manifestation de vendredi est la troisième semaine de ce que le groupe terroriste du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé être plusieurs semaines de manifestations de la « Marche du Retour ».

Les leaders du Hamas disent que le but final de ce mouvement est de voir le retrait de la frontière et la libération de toute la Palestine.

Israël a expliqué que ses forces ont ouvert le feu pour empêcher de tentatives de blesser des soldats, d’endommager la barrière, d’entrer en Israël illégalement et les tentatives de perpétrer des attaques.

Israël a accusé le Hamas d’avoir essayé de perpétrer des attaques à la frontière sous couvert des manifestations de masse et a déclaré qu’il empêcherait de détruire la barrière à tout prix.

Israël a également identifié des dizaines de blessés comme des membres de divers groupes terroristes. Les Palestiniens affirment que les manifestants sont abattus alors qu’ils ne menacent pas les soldats.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman s’adresse à la presse dans un champ à l’extérieur de la bande de Gaza le 20 février 2018. (Judah Ari Gross/Times of Israël)

Le ministre de la Défense d’Israël a averti que les manifestants s’approchant de la barrière de sécurité mettent leur vie en danger, entraînant la condamnation de groupes de droits de l’homme qui affirment que cet usage d’armes à feu serait illégal.

L’idée de manifestations de masse a initialement été lancée par des activistes des réseaux sociaux, mais a ensuite été reprise par le Hamas, qui cherche, sans le cacher, la destruction d’Israël, avec le soutien de groupes terroristes plus petits.

La Maison Blanche a appelé les Palestiniens à ne participer qu’à des manifestations pacifiques et à rester à 500 mètres de la frontière de Gaza avec Israël, à la veille de nouvelles manifestations le long de la frontière.

Les leaders de Gaza ont préparé une série de soi-disant Marches du Retour avec comme point culminant une marche d’un million de personnes à la mi mai, pour coïncider avec les 70 ans du Jour d’Indépendance d’Israël, l’ouverture de l’ambassade américaine à Jérusalem et le Jour de la Nakba – où les Palestiniens marquent ce qu’ils appellent la « catastrophe » qui leur a été imposée par la création d’Israël.

Le Hamas, un groupe terroriste islamique, a violemment pris le contrôle de Gaza au Fatah de Mahmoud Abbas en 2007, deux ans après qu’Israël s’est retiré de la bande.

Israël et l’Egypte maintiennent un blocus de sécurité de Gaza. Israël a dit qu’il était vital d’empêcher le Hamas, qui a mené trois conflits contre Israël depuis sa prise de pouvoir à Gaza, a tiré des milliers de roquettes vers Israël et creusé des dizaines de tunnels d’attaque sous la frontière – d’importer des armements.

Jeudi, l’Egypte a ouvert pour trois jours sa frontière normalement fermée dans le cadre du blocus de Gaza, ont déclaré les autorités palestiniennes. Dans la quatrième ouverture du genre cette année, le point de passage de Rafah de la Péninsule égyptienne du Sinaï sera ouvert jusqu’à dimanche pour des raisons humanitaires, a déclaré le ministère de l’Intérieur de Gaza.

Les tensions ont été très fortes depuis le début des manifestations.

Jeudi, Tsahal a dit avoir bombardé des cibles militaires du Hamas dans la bande de Gaza, après qu’un engin explosif a explosé à proximité d’un véhicule de l’armée israélienne le long de la frontière mercredi. Le ministère de la Santé à Gaza a déclaré qu’une personne a été tuée et une autre gravement blessée dans la frappe.

Lors de la frappe aérienne, des hommes du Hamas ont ciblé un avion israélien avec des tirs de mitraillette, et une des munitions a frappé la maison d’une famille dans le kibboutz de Shaar Hanegev. Le tir a entraîné le déclenchement de sirènes de roquette dans la zone, et la famille s’est précipitée vers une chambre de protection dans leur maison. La munition est arrivée dans la douche de la maison. Il n’y a pas eu de blessés mais des dégâts légers ont été causés au toit et au plafond interne de la maison.

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