L’Australie enquête sur une vidéo sordide d’un élevage bovin qui fournit Israël
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L’Australie enquête sur une vidéo sordide d’un élevage bovin qui fournit Israël

Alannah MacTiernan dit qu'elle accélérera l'adoption de lois exigeant le soulagement de la douleur pour les animaux avant l'écornage, après une vidéo sur la maltraitance animale

Un veau, la tête bloquée, se fait ôter les cornes sans anesthésie dans un élevage bovin d'Australie-Occidentale. (Capture d'écran : Kan)
Un veau, la tête bloquée, se fait ôter les cornes sans anesthésie dans un élevage bovin d'Australie-Occidentale. (Capture d'écran : Kan)

La ministre de l’Agriculture de l’Australie-Occidentale, Alannah MacTiernan, a déclaré jeudi qu’elle examinait des images poignantes d’élevages bovins.

« Ces images sont très difficiles à regarder et la communauté s’interrogera à juste titre sur la façon dont les producteurs peuvent être autorisés à opérer de cette façon », a déclaré Mme MacTiernan. « Nous ne pouvons tolérer un traitement inhumain et cruel des animaux si nous voulons un avenir solide pour le secteur de l’élevage bovin du Nord ».

Yeeda Pastoral Company, qui loue Kilto Station, où une partie des images a été tournée en 2018, a déclaré qu’avant de voir les films récemment tournés, elle n’était pas au courant des « actes méprisables et horribles », a rapporté le Guardian.

« Yeeda condamne fermement ces actes de cruauté », a déclaré Mervyn Key, président de la Yeeda Pastoral Company. « Ce n’est pas ce que Yeeda défend et c’est contraire aux valeurs et principes fondamentaux de Yeeda. »

Capture d’écran d’Alannah MacTiernan, ministre de l’Agriculture de l’Australie-Occidentale. (YouTube)

L’Australie est considérée comme l’un des fournisseurs les plus éclairés de bétail pour l’industrie de la viande.

Mais la télévision publique Kan a publié lundi des images filmées en caméra cachée par deux Israéliens qui se sont fait embaucher dans plusieurs fermes d’élevage bovin en Australie occidentale. Elles montrent un responsable de la protection des animaux donnant des coups de pied et de poing à une vache ; des employés se tenant debout, électrocutant et même tirant « pour le plaisir » sur les animaux ; des vaches agonisantes qui mouraient lentement alors qu’il n’y avait pas assez de munitions pour les achever et – dans un cas – une vache encore en vie sur le sol après qu’une personne qui n’avait jamais tenu une arme lui eut tiré quatre balles dans le corps.

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