Le 3e confinement pourrait entraîner 100 000 chômeurs de plus – Officiel
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Le 3e confinement pourrait entraîner 100 000 chômeurs de plus – Officiel

L'Institut national d'assurance dit que 620 000 personnes vivent actuellement des allocations-chômage

Un homme traverse un marché fermé le premier jour de la fermeture nationale de trois semaines, à Tel Aviv, le 18 septembre 2020 (AP Photo/Oded Balilty)
Un homme traverse un marché fermé le premier jour de la fermeture nationale de trois semaines, à Tel Aviv, le 18 septembre 2020 (AP Photo/Oded Balilty)

Alors qu’Israël vient d’entrer dans son troisième confinement, le directeur-général de l’Institut national des assurances, Meir Spiegler, a estimé lundi « qu’environ 100 000 personnes vont rejoindre les personnes dépendantes des allocations-chômage lors du prochain confinement ».

Selon l’Institut, 620 000 Israéliens sont actuellement soutenus par ces allocations-chômage. 400 000 les touchent depuis l’apparition de la pandémie au sein de l’Etat juif, au mois de mars, qui a fait plonger l’économie.

Selon les prévisions de Spiegler, ce chiffre dépassera les 700 000.

Au mois de décembre, avant le dernier confinement, 24 000 Israéliens étaient retournés sur leur lieu de travail après avoir été placés en congé sans solde. Mais simultanément, ce sont presque 10 000 personnes qui avaient perdu leur emploi.

« Nous sommes en état d’urgence depuis le début de la pandémie de COVID-19 », a expliqué Spiegler au micro de la radio militaire, ajoutant que l’Institut s’adaptait en permanence et au mieux à la situation afin d’alléger la bureaucratie et de permettre à ceux qui ont perdu leur emploi de bénéficier des allocations.

Meir Spiegler, directeur général de la Caisse d’Assurance Nationale. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le confinement qui a débuté dimanche devrait durer au moins deux semaines, mais les responsables ont averti qu’il pourrait courir sur un mois. Il a prévu la fermeture des commerces non-essentiels, celle des structures de loisirs et de divertissement, et limité la capacité des entreprises qui n’accueillent pas de public à 50 %.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens de coronavirus a grimpé en flèche ces dernières semaines. Il a dépassé les 3 000 pendant la plus grande partie de la semaine dernière.

Au cours de la première épidémie de coronavirus, au printemps, les chiffres du chômage fournis par le Service de l’emploi avait atteint des sommets. 800 000 personnes avaient rapidement perdu leur travail lors du tout premier confinement mis en œuvre au sein de l’Etat juif.

Les chiffres ont depuis fluctué en fonction des périodes de restrictions et de confinement.

De nombreux entrepreneurs ont expliqué que ce dernier confinement porterait un coup fatal à leurs revenus qui ont déjà gravement souffert au cours des deux premiers, au printemps et à l’automne.

Des magasins fermés au centre commercial Mamilla de Jérusalem pendant le confinement national, le 1er octobre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Certains commerçants et gérants d’entreprise ont indiqué qu’ils allaient défier les mesures de fermeture qui leur sont imposées, évoquant leurs difficultés financières et les aides gouvernementales insuffisantes.

La Treizième chaîne a annoncé que des représentants des commerçants devaient rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans la journée de mardi. Ils devraient demander au Premier ministre de s’assurer que les restrictions ne dureront pas plus de deux semaines.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pendant une conférence de presse au ministère de la Santé de Jérusalem, le 9 décembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le gouvernement a versé des allocations-chômage à ceux qui ont perdu leurs emplois, ainsi que des subventions périodiques aux travailleurs indépendants mais un grand nombre d’entre eux ont estimé que ces aides étaient terriblement insuffisantes pour répondre aux besoins quotidiens et faire face aux dépenses croissantes.

Au début du mois de décembre, l’OCDE a prévu que l’économie israélienne pourrait croître de seulement 2,3 % en 2021 – en-dessous de la moyenne globale – après s’être contractée de 4,2 % cette année, alors que le chômage de plus en plus important et une augmentation probable des faillites devraient peser sur le rétablissement économique.

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