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Le candidat au poste de chef de la police prône la sévérité face aux manifestants

"Avec moi, ils ne fermeront pas les routes", a déclaré Yoram Sofer, qui a récemment ordonné la répression des manifestants devant la résidence de Netanyahu à Césarée

Le commandant de la police de la région côtière, Yoram Sofer, lors d'une cérémonie à Jérusalem le 1er janvier 2023. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le commandant de la police de la région côtière, Yoram Sofer, lors d'une cérémonie à Jérusalem le 1er janvier 2023. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Yoram Sofer, candidat au poste de chef de la police israélienne, a indiqué dans une interview dimanche que s’il était choisi, il adopterait l’approche ferme du ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, à l’égard des manifestants qui s’opposent à la réforme judiciaire du gouvernement.

« Avec moi, ils ne fermeront pas les routes. Ils l’ont fait, mais j’ai réagi avec force », a déclaré le commandant de la police de la région côtière dans une interview accordée à la Douzième chaîne.

Interrogé sur la raison pour laquelle il a ressenti le besoin de réagir avec force, comme il l’a fait récemment lorsque des manifestants anti-réforme ont bloqué des routes près de la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée, Sofer a répondu : « Parce que la violence est la violence ».

« Quiconque s’en prend à des policiers s’en prend à l’État d’Israël, pas à moi personnellement. Quiconque crache sur les officiers crache sur l’État d’Israël et par conséquent, si nous devons les arrêter, nous les arrêterons. Si nous devons les disperser, nous les disperserons », a-t-il déclaré.

« Pourquoi faut-il permettre que le même préjudice soit causé au public pendant huit mois ? a ajouté Sofer, faisant référence aux manifestations contre la réforme judiciaire, qui ont eu lieu à un rythme hebdomadaire au cours des six derniers mois.

Il a également été demandé à l’officier s’il serait en mesure de dire « non » à Ben Gvir s’il obtenait le poste.

« Que voulez-vous dire par là ? Vous devez plus ou moins comprendre le point de vue du ministre. Jusqu’à présent, je n’ai jamais vu un ministre me dire une seule fois de faire quelque chose », a-t-il déclaré.

Sofer a attiré l’attention du public en raison du comportement de la police lors de manifestations devant la résidence de Netanyahu à Césarée. Lors d’une manifestation organisée au début du mois, 17 manifestants ont été arrêtés et d’autres ont été blessés.

Une photo montre des agents à une manifestation anti-gouvernementale aux abords du domicile du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée, le 2 juin 2023. (Crédit : Police israélienne)

Plus tôt dans la journée de dimanche, la Haute Cour de justice a émis une injonction provisoire contre une loi controversée accordant au ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir des pouvoirs accrus sur la police.

Jeudi, les médias israéliens ont rapporté que Ben Gvir avait décidé de ne pas prolonger le mandat du chef de la police Kobi Shabtai d’une année supplémentaire, comme c’est souvent le cas.

Cette décision, qui a été divulguée aux médias et n’a pas été officiellement annoncée ou communiquée à Shabtai, a suscité un tollé, alors que le chef de la police se trouvait à l’étranger pour répondre à une urgence médicale familiale.

En début de semaine, il a été rapporté que Ben Gvir avait organisé une série de réunions avec les hauts responsables de la police, afin de les sonder dans le cadre de sa recherche d’un nouveau chef de la police.

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