Le chef du Mossad dit n’avoir aucun projet politique avec Netanyahu
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Le chef du Mossad dit n’avoir aucun projet politique avec Netanyahu

Le Mouvement pour un gouvernement de qualité reproche à Netanyahu d'avoir laissé entendre qu'il entretenait des rapports politiques avec Yossi Cohen et lui promettait un poste

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le conseiller à la sécurité nationale de l'époque, Yossi Cohen, lors d'une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 15 octobre 2015. (Miriam Alster / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le conseiller à la sécurité nationale de l'époque, Yossi Cohen, lors d'une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 15 octobre 2015. (Miriam Alster / Flash90)

En réponse à la question de savoir s’il avait des liens politiques avec Netanyahu, le chef du Mossad, Yossi Cohen, a publié dimanche une déclaration affirmant qu’“il n’y a pas et n’a jamais eu de relation politique entre le chef du Mossad et le Premier ministre ou le parti Likud.”

Cohen a également déclaré que « toutes les opérations sont effectuées afin de préserver la sécurité de l’État d’Israël et de son peuple, quelle que soit la personne qui dirige le gouvernement. »

Cette demande adressée à Cohen par le Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël (MQG) fait suite à la déclaration du Premier ministre Benjamin Netanyahu selon laquelle il envisage d’inclure Cohen dans son prochain gouvernement. « Dans le gouvernement que je formerai, je ferai en sorte d’utiliser les talents de Yossi Cohen », avait déclaré le Premier ministre à la Treizième chaîne samedi.

Dans une lettre adressée à la fois à Cohen et au procureur général Avichai Mandelblit, MQG, une organisation anti-corruption, a demandé à Cohen de « clarifier qu’il n’y a aucun fondement aux remarques du Premier ministre et qu’il n’y a aucun lien politique entre vous deux. »

Yossi Cohen, droite, chef du Mossad, porte un toast avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avant le nouvel an juif au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 7 septembre 2015. (Haim Zach / GPO)

Dans la même interview à la Treizième chaîne, Netanyahu a abordé les allégations qui ont fait surface la semaine dernière, affirmant que Cohen avait promis d’être loyal envers le Premier ministre et sa femme lorsqu’il a demandé le poste de conseiller à la sécurité nationale en 2013.

« Rien de tel n’est arrivé », a déclaré Netanyahu, « choisir Yossi Cohen a été une décision tout à fait propre et correcte ».

Les détails de l’allégation ont été révélés dans les témoignages donnés à la police par le magnat du cinéma israélien basé à Hollywood, Arnon Milchan – qui aurait offert à Netanyahu de somptueux cadeaux illicites, sujet de l’une des trois affaires contre le Premier ministre – et l’assistante de Milchan, Hadas Klein.

Benjamin Netanyahu (à droite) et le producteur Arnon Milchan lors d’une conférence de presse, le 28 mars 2005. (Crédit : Flash90)

Selon le témoignage, Cohen a contacté Milchan en 2013, alors que Cohen était un haut fonctionnaire du Mossad, et a fait pression sur Milchan pour qu’il favorise sa candidature au poste de conseiller à la sécurité nationale.

« Ni ma femme ni Milchan n’ont joué le moindre rôle dans ma décision [de choisir Cohen] », a déclaré le Premier ministre samedi. Cohen a démenti cette information à la Treizième chaîne. Sara Netanyahu a également déclaré qu’elle « rejette le mensonge grossier raconté à maintes reprises comme si elle était liée de quelque manière que ce soit à certaines nominations. »

M. Cohen a longtemps été considéré comme l’un des plus proches confidents de M. Netanyahu, qui a été accusé d’utiliser le Mossad et le Conseil de sécurité nationale – aujourd’hui dirigé par Meir Ben-Shabbat, un autre allié de M. Netanyahu – pour contourner le ministère des Affaires étrangères dans la négociation d’accords de normalisation avec les pays arabes.

Cohen a été considéré comme le « guerrier de l’ombre » de Netanyahu dans de nombreux efforts secrets, y compris la bataille contre le programme nucléaire iranien, et il est considéré comme le successeur préféré du Premier ministre.

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