Le colonel Doron Ben-Barak nommé prochain censeur militaire
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Le colonel Doron Ben-Barak nommé prochain censeur militaire

Ben-Barak, nommé par Gantz, remplace le colonel Eyal Samuelov, qui a occupé le poste par intérim depuis février, après la fin du mandat de l'ancienne censeure

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le colonel Doron Ben-Barak, qui a été nommé pour servir au poste de prochain censeur militaire, le 9 juillet 2020 (Armée israélienne)
Le colonel Doron Ben-Barak, qui a été nommé pour servir au poste de prochain censeur militaire, le 9 juillet 2020 (Armée israélienne)

Le ministre de la Défense Benny Gantz a nommé, jeudi, le colonel Doron Ben-Barak au poste de futur censeur militaire dans le pays.

Ben-Barak, qui est actuellement vice procureur-général militaire, va remplacer le colonel (réserviste) Eyal Samuelov, qui occupait ce poste par intérim depuis le départ de la générale de division Ariela Ben-Avraham au mois de février.

Israël fait figure d’exception, parmi tous les pays démocratiques, dans sa désignation d’un censeur militaire, dont la fonction est d’empêcher la publication d’informations classifiées. Sous les dispositions du droit israélien, tous les articles d’information – que ce soit dans les médias traditionnels ou sur les réseaux sociaux – qui traitent de sécurité nationale et autres questions liées doivent être approuvées par le censeur avant publication.

Ben-Barak, 47 ans, a occupé divers postes dans l’armée depuis plus de 25 ans. Il a été principal conseiller juridique auprès du Commandement intérieur, conseiller juridique auprès de la division de Cisjordanie et procureur en chef du Commandement central et de l’aviation militaire israélienne.

Il est diplômé en droit après des études effectuées à l’université hébraïque et est diplômé du collège de la Sécurité nationale de l’armée israélienne.

Ben-Barak sera promu au grade de général de brigade avant d’occuper la fonction de censeur militaire.

Le censeur militaire, au sein de l’administration des renseignements militaires, a le pouvoir d’empêcher la publication d’informations par les médias. Les politiciens, eux, ont le droit de les diffuser et ont utilisé, par le passé, cette capacité pour disséminer des informations qui étaient, le cas échéant, placées sous embargo.

Au cours des décennies, le censeur a pu faire l’objet de diverses accusations, et notamment d’avoir servi les politiques en se laissant exploiter ou en empêchant la publication d’informations embarrassantes pour l’armée et pour le gouvernement, sortant de sa mission officielle de préservation de la sécurité nationale. À l’heure actuelle, où les informations peuvent être publiées par n’importe qui sur Internet, certains ont estimé que le censeur était un rôle qui n’avait plus lieu d’être en raison de son incapacité à prévenir la propagation d’informations sensibles ou classifiées.

Pour leur part, les médias israéliens contournent souvent le censeur militaire en citant des sources étrangères. Toutefois, cette pratique ne fonctionne pas dans tous les cas, le censeur étant en droit d’interdire la publication de ces informations venues de l’étranger, même dans les cas où elles sont d’ores et déjà disponibles ailleurs sur la Toile.

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