Le confinement, une calamité pour les poux, selon les experts
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Le confinement, une calamité pour les poux, selon les experts

Alors que les enfants israéliens n'ont pas eu de contacts les uns avec les autres, les parasites ont disparu - et cela pourrait durer

Photo d'illustration : Un pou (Capture d'écran : YouTube)
Photo d'illustration : Un pou (Capture d'écran : YouTube)

Les parents qui ont bravé le coronavirus avec une maisonnée pleine d’enfants pourront trouver un encouragement dans cette information qui apaisera peut-être leurs souffrances : les poux sont actuellement très peu présents – et cela pourrait durer jusqu’à 18 mois.

Un expert de toutes ces petites bestioles – punaises de lit, moucherons, puces, tiques, poux qui vivent sur les têtes et sur le corps humain – a indiqué au Times of Israël que le confinement avait été un cauchemar pour la population de poux, généralement florissante. De plus, il estime que les directives de distanciation sociale déployées dans les écoles gêneront gravement la transmission des parasites entre les enfants, entravant leur développement et leur multiplication.

Kosta Y. Mumcuoglu, de l’Unité de parasitologie de l’université hébraïque de Jérusalem, indique que la population de poux était « évidemment bien inférieure » suite au confinement. Quelle que soit la capacité des poux à se déplacer de tête en tête et de se développer, leur nombre restera en-deçà du niveau normal pendant la saison d’automne et d’hiver où la population de poux connaît son pic, dit-il.

L’experte Shulamit Michaeli partage le même point de vue. « Le nombre d’enfants ayant des poux va baisser pendant quelques mois », explique-t-elle. « Ce sera une réduction significative – mais pas une élimination. »

Shulamit Michaeli, microbiologiste et vice-présidente de la recherche à l’université Bar-Ilan. (Autorisation)

« Les poux ont besoin des contacts entre les enfants pour se propager, et ils n’ont pas eu l’occasion de le faire », note Michaeli, qui est microbiologiste et vice-présidente de recherche à l’université Bar-Ilan.

Les poux sont un problème permanent pour les enfants israéliens, et ils ont même été un sujet majeur pour le célèbre romancier Meir Shalev qui, en 1990, a écrit un livre comique pour les enfants appelés Nehama le pou.

Mumcuoglu explique que le confinement a été suffisamment long pour que les enfants ayant des poux commencent à se gratter. Comme cela peut prendre un mois, le confinement a été un exemple sans précédent où les enfants de familles différentes ne se sont pas rencontrés, et tous les enfants porteurs de poux ont dû montrer des signes d’infection, obligeant les familles à les traiter, note Mumcuoglu, un homme qui s’est tant consacré aux recherches sur les poux qu’il s’en serait lui-même infligés pour observer le comportement des petits parasites.

Il prédit que si les protocoles de distanciation sociale restent en place et que les écoles font des efforts pour garder les enfants à l’écart les uns des autres, les populations de poux pourraient rester basses pendant deux saisons d’automne-hiver. Habituellement, un enfant israélien sur dix a des poux à un moment donné, un chiffre qui devrait baisser, déclare Mumcuoglu.

Il ajoute que « si les enfants gardent plus de distance les uns avec les autres que ce n’est le cas normalement, ils ne s’infecteront pas les uns les autres comme cela arrive en général et le taux d’infestation pourrait rester bas jusqu’à l’hiver prochain ».

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