Le corps d’un Gazaoui tué lors d’une infiltration serait détenu par Israël
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Le corps d’un Gazaoui tué lors d’une infiltration serait détenu par Israël

Les troupes israéliennes auraient capturé la dépouille de l'un des trois Palestiniens abattus lors d’affrontements à la frontière

Des soldats de Tsahal du côté israélien de la bande de Gaza, alors que des milliers de Palestiniens manifestent à proximité de la barrière frontalière, le 6 avril 2018. (Hadas Parush / Flash90)
Des soldats de Tsahal du côté israélien de la bande de Gaza, alors que des milliers de Palestiniens manifestent à proximité de la barrière frontalière, le 6 avril 2018. (Hadas Parush / Flash90)

Le corps d’un Palestinien tué par les troupes israéliennes alors qu’il tentait de pénétrer en Israël depuis Gaza serait détenu par les Forces de défense israéliennes.

Selon les informations de la chaine Hadashot, la dépouille de l’un des trois Palestiniens abattus par les tirs israéliens à la barrière de sécurité dimanche auraient été conservés par les troupes israéliennes.

L’armée n’a pas confirmé l’information dans l’immédiat.

L’armée israélienne a déclaré dimanche que les hommes étaient en possession d’une hache, de deux bouteilles de liquide inflammable pour briquet, d’un briquet, d’une pince coupante et d’une caméra GoPro. Les soldats israéliens appelés sur les lieux ont ouvert le feu sur le groupe d’hommes, tuant trois d’entre eux.

Les militaires ont refusé de dire si le quatrième homme avait été capturé ou avait fui dans la bande de Gaza.

Une hache et une pince, qui étaient en la possession de trois hommes palestiniens abattus alors qu’ils tentaient d’entrer sur le territoire israélien depuis la bande de Gaza, le 6 mai 2018 (Forces de défense israéliennes)

« D’après une enquête préliminaire, il semble que la cellule composée de quatre hommes soit arrivée à la barrière de sécurité afin de s’infiltrer en territoire israélien pour tenter d’y commettre une attaque terroriste », a indiqué l’armée dans un communiqué.

Un porte-parole militaire a précisé que l’attaque prévue semblait être une tentative d’endommagement de l’infrastructure de sécurité le long de la frontière de Gaza ou une tentative d’attaque sur des soldats de Tsahal.

L’armée craignait que des terroristes de la bande de Gaza tentent à nouveau de perturber la construction de la barrière souterraine autour de l’enclave côtière, comme cela a été le cas en mars lorsqu’une cellule du Hamas a tenté d’y mettre le feu.

L’armée a publié des photos de l’incident, montrant une hache couverte de sang et d’autres outils qui étaient en possession des suspects.

L’armée ne s’est pas prononcé sur le sort des corps des trois suspects. Dans des affaires similaires précédentes, l’armée a récupéré les corps de Palestiniens tués qui s’infiltraient en territoire israélien.

De l’alcool à bruler et un briquet, qui étaient en la possession de trois hommes palestiniens qui ont été abattus alors qu’ils pénétraient sur le territoire israélien depuis la bande de Gaza, le 6 mai 2018 (Forces de défense israéliennes)

Le ministère de la Santé du Hamas à Gaza a confirmé que deux Palestiniens avaient été tués.

Le 1er avril, la liaison militaire israélienne avec les Palestiniens a confirmé que les corps de deux hommes armés du Hamas qui avaient ouvert le feu sur des soldats israéliens et avaient été abattus quelques jours plus tôt étaient détenus par Israël, avec les dépouilles de 24 autres Palestiniens tués depuis la guerre de 2014.

Le général Yoav Mordechai, coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires, a écrit sur sa page Facebook en arabe que les dépouilles des 26 Palestiniens ne seraient pas libérés avant que le Hamas ne rende les deux civils israéliens et les corps de deux soldats de Tsahal tombés détenus actuellement à Gaza.

Les corps de deux soldats israéliens – Hadar Goldin et Oron Shaul – sont détenus par le Hamas, ainsi que deux civils israéliens apparemment malades mentaux – Abera Mengistu et Hisham al-Sayed, entrés à Gaza de leur propre initiative en 2014 et 2015.

L’incident de dimanche survient alors que des tensions ont éclaté le long de la barrière de sécurité au cours des dernières semaines, les Palestiniens organisant de grandes marches près de la frontière et, dans certains cas, des émeutes.

Israël affirme que la violence est orchestrée par les dirigeants du Hamas à Gaza, accusés de vouloir mener des attaques à la frontière sous couvert de grandes manifestations nommées des « marches du retour ».

Samedi, un avion militaire israélien a frappé un site du Hamas dans le nord de la bande de Gaza. La cible servait de rampe de lancement de cerfs-volants incendiaires, a annoncé l’armée dimanche.

Depuis plusieurs semaines, les Gazaouis font régulièrement voler des cerfs-volants équipés de cocktails Molotov, comprenant souvent également du charbon de bois et des sacs de sucre pour assurer une longue combustion. Les projectiles ont causé de vastes incendies dans des champs du côté israélien de la frontière, causant des dommages estimés à hauteur de dizaines de milliers de dollars.

Les forces israéliennes déployées près du kibboutz Nir Oz à la frontière entre Gaza et Israël, plongées dans la fumée des pneus brûlés par les Palestiniens près de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 Avril 2018 (AFP PHOTO / Menahem KAHANA)

Plus tôt samedi, une grande explosion a secoué le centre de la bande de Gaza, tuant au moins six membres de l’aile militaire des brigades Ezzedine al-Qassam du Hamas, a annoncé le groupe terroriste.

L’organisation a blâmé Israël pour l’explosion, affirmant qu’elle avait été provoquée par un engin d’espionnage israélien qui s’est auto-détruit après avoir été découvert.

Les médias palestiniens, en revanche, ont déclaré qu’il s’agissait d’un « accident de travail », ce qui signifie que les terroristes auraient été tués par leurs propres explosifs.

Ce vendredi, pour le sixième vendredi consécutif de manifestations organisées dans le cadre de la « Marche du retour », au moins 431 Palestiniens ont été blessés, selon des responsables palestiniens, alors que 7 000 personnes ont pris part aux manifestations, fait voler des dizaines de cerfs-volants équipés de cocktails Molotov en Israël, lancé des pierres sur des soldats et tenté de franchir la barrière frontalière. Aucun décès palestinien n’a été signalé vendredi, contrairement aux semaines précédentes.

Selon le ministère de la Santé du Hamas, 48 ​​Palestiniens ont été tués depuis le début des manifestations et des affrontements le 30 mars à la frontière de Gaza. Des centaines d’autres ont été blessés par balles. Le Hamas, un groupe terroriste islamiste qui cherche à détruire Israël, a reconnu que cinq de ses membres figuraient parmi les victimes après la première manifestation, mais s’est depuis abstenu de reconnaître si ses hommes comptaient parmi les nouveaux décès. Israël a identifié d’autres défunts comme membres de groupes terroristes.

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