L’armée confirme avoir tué trois terroristes infiltrés depuis Gaza
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L’armée confirme avoir tué trois terroristes infiltrés depuis Gaza

L' armée a fait savoir que les soldats avaient ouvert le feu sur des hommes qui tentaient de traverser la barrière depuis l'enclave côtière

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Les soldats de l'armée israélienne positionnés le long de la frontière avec Gaza à proximité du kibboutz de Nahal Oz, dans le sud d'Israël, le 4 mai 2018 (Crédit :  AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)
Les soldats de l'armée israélienne positionnés le long de la frontière avec Gaza à proximité du kibboutz de Nahal Oz, dans le sud d'Israël, le 4 mai 2018 (Crédit : AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)

Les soldats de l’armée israélienne ont tué deux Palestiniens le long de la frontière avec la bande de Gaza dimanche, disant avoir déjoué une tentative d’infiltration terroriste.

Dans un communiqué, l’armée a affirmé qu’un « groupe de quatre terroristes s’est approché de la barrière de sécurité à la frontière en vue de s’infiltrer en Israël pour y mener une attaque »

Ce groupe a été repéré par des soldats  israéliens qui ont tiré dans leur direction, tuant trois d’entre eux. Un sac contenant une caméra, une hache, un masque à oxygène, une paire de pinces et des gants a été retrouvé près du corps d’un des Palestiniens tués. Deux bouteilles contenant de l’essence ont été retrouvées près d’un autre corps, a ajouté l’armée.

Le ministère de la Santé de Gaza a précisé l’identité de deux Palestiniens tués: Bahaa (bien Bahaa) Rahmane Qoudeih (23 ans) et Mohammed Abou Reyda (20 ans), ajoutant qu’ils avaient été abattus alors qu’ils s’approchaient de la zone frontalière.

Cet incident est survenu dans un contexte de tensions le long de la clôture de sécurité ces dernières semaines. Les Palestiniens ont organisé des manifestations massives aux abords de la frontière avec des émeutes dans certains cas.

Israël affirme que les violences sont orchestrées par les leaders du Hamas à Gaza, qu’ils accusent de vouloir commettre des attentats sous couvert de l’important mouvement de protestation appelé « marche du retour ».

Dans la nuit de samedi, des avions militaires israéliens ont frappé un site du Hamas situé dans le nord de la bande de Gaza utilisé comme plateforme de lancement de cerfs-volants incendiaires, a fait savoir l’armée dimanche.

Au cours des dernières semaines, les Gazaouis ont régulièrement lancé des cerfs-volants transportant du liquide inflammable, souvent agrémentés de charbon et de sacs de sucre pour garantir une combustion lente et longue. Ces dispositifs ont causé d’importants incendies dans les champs cultivés du côté israélien de la frontière, causant des dizaines de milliers de dollars de dégâts.

La fumée et les flammes montent des champs près du kibboutz Beeri du côté israélien de la bande de Gaza à l’est de la ville de Gaza, après que les Palestiniens ont envoyé un cerf-volant avec un cocktail Molotov au-dessus de la frontière et qui est tombé en territoire israélien le 17 avril 2018 (Crédit : AFP / Mahmud Hams)

Samedi en début de matinée, une large explosion a eu lieu dans le centre de la bande de Gaza, tuant au moins six membres de l’aile militaire des brigades Ezzedine ad-Din al-Qassam, a fait savoir le groupe terroriste.

Le Hamas a attribué l’explosion à Israël, disant qu’elle avait été causée par un dispositif d’espionnage israélien qui s’était auto-détruit après avoir été découvert.

Les médias palestiniens ont, en contraste, indiqué qu’il s’agissait d’un « accident du travail », ce qui signifie que les terroristes auraient été tués par leurs propres bombes.

Vendredi a été la sixième semaine de manifestations consécutive dans le cadre de la « marche du retour ». Au moins 431 Palestiniens ont été blessés, ont fait savoir les responsables de Gaza, alors que 7 000 personnes ont pris part aux manifestations. Des cerfs-volants ont été lancés en Israël, des pierres jetées sur les soldats et certains ont tenté d’ouvrir une brèche dans la clôture de sécurité. Aucun mort n’a été à déplorer du côté palestinien, contrairement aux autres semaines.

Selon le ministère de la Santé du Hamas, 48 Palestiniens ont été tués depuis le début des manifestations et des affrontements le long de la frontière avec Gaza, le 30 mars, et des centaines d’autres ont été blessées par des tirs.

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