Le fabricant de glaces Ben&Jerry’s se joint au boycott publicitaire de Facebook
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Le fabricant de glaces Ben&Jerry’s se joint au boycott publicitaire de Facebook

Le glacier rejoint une liste croissante de grandes marques qui ont décidé de boycotter le réseau social accusé de ne pas faire assez contre les messages de haine

Des passants devant la boutique Ben & Jerry's de Burlington, dans le Vermont, le 11 mars 2020. (Crédit : AP / Charles Krupa)
Des passants devant la boutique Ben & Jerry's de Burlington, dans le Vermont, le 11 mars 2020. (Crédit : AP / Charles Krupa)

Le géant américain des glaces Ben & Jerry’s a annoncé qu’il cesserait d’acheter de l’espace publicitaire sur Facebook, rejoignant une liste croissante de grandes marques qui ont décidé de boycotter le réseau social accusé de ne pas faire assez contre les messages de haine.

« À partir du 1er juillet, nous observerons une pause concernant toutes les publicités payantes sur Facebook et Instagram aux Etats-Unis », a déclaré le confiseur du Vermont.

La campagne #StopHateForProfit, soutenue par la Ligue antidiffamation (ADL), l’Association nationale pour l’avancement des personnes de couleur (NAACP) et d’autres groupes de défense des droits, appelle les annonceurs à boycotter le premier réseau social mondial au mois de juillet.

« Nous demandons à Facebook de prendre les mesures claires et sans équivoque préconisées par la campagne pour empêcher que sa plateforme ne soit utilisée pour diffuser et amplifier le racisme et la haine », a déclaré Ben & Jerry’s.

Le fabricant d’articles de sport Patagonia avait ajouté son nom à la liste dimanche, rejoignant ainsi ses rivaux North Face et REI et l’agence de recrutement indépendante Upwork.

Cette initiative intervient alors que Facebook subit une pression croissante concernant son approche non interventionniste concernant la désinformation et les messages incendiaires, notamment de la part du président américain Donald Trump.

Contrairement à Twitter, Facebook avait décidé de ne pas intervenir fin mai contre un message du président américain – « Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles » – au sujet des manifestations en soutien à George Floyd, un Afro-américain mort asphyxié par un policier blanc, qui ont parfois dégénéré en émeutes.

Dans les jours qui ont suivi les messages controversés de Donald Trump, plusieurs dizaines d’employés de Facebook ont exprimé leur mécontentement.

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, à son arrivée le 23 mai 2018 au Palais de l’Elysée à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron, Président de la République française, après le sommet « Tech for Good ». (Crédit : AP Photo/Francois Mori)

Le 17 juin, le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg a de nouveau défendu les lignes directrices de son réseau concernant la liberté d’expression. « La responsabilité ne fonctionne que si nous pouvons voir ce que disent ceux qui cherchent à obtenir nos votes, même si nous n’aimons vraiment pas ce qu’ils disent », a-t-il écrit dans une tribune publiée par USA Today.

Deux jours plus tard, Facebook avait retiré des publicités publiées par la campagne électorale de Donald Trump. Elles s’attaquaient à l’extrême-gauche et affichaient un triangle rouge inversé, le symbole utilisé par les nazis pour désigner les prisonniers politiques dans les camps de concentration.

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