Le Hamas et le Jihad islamique revendiquent leur droit à répondre aux frappes
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Le Hamas et le Jihad islamique revendiquent leur droit à répondre aux frappes

Après l'échange de tirs nocturnes, les groupes terroristes palestiniens affirment qu'ils ne laisseront pas l'armée israélienne déterminer "les règles de l'engagement"

Une roquette tirée depuis Gaza qui a atterri dans l'une des localités de la région d'Eshkol le 20 juin 2018. (Eshkol Security)
Une roquette tirée depuis Gaza qui a atterri dans l'une des localités de la région d'Eshkol le 20 juin 2018. (Eshkol Security)

Les groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique ont averti Israël mercredi après une nuit d’échanges de tirs, affirmant que les Palestiniens étaient en droit de tirer des roquettes et des obus de mortiers sur Israël en représailles aux frappes israéliennes contre des cibles à Gaza.

Peu après minuit, Israël a frappé trois cibles du Hamas au sud de l’enclave côtière, en réponse aux nombreuses attaques incendiaires au moyen de cerfs-volants et de ballons lancés par des Palestiniens depuis la bande de Gaza mardi, qui ont causé une vingtaine de feux de forêt, selon les responsables israéliens.

Après cela, des tirs de roquettes et d’obus de mortiers ont été lancés en début de matinée vers des villes israéliennes, en représailles des frappes israéliennes, conduisant à davantage de frappes aériennes israéliennes sur des sites militaires du Hamas à Gaza.

Fawzi Barhoum, un porte-parole du Hamas, a salué ces attaques, les qualifiant de « droit légitime » et a affirmé que les frappes seront « reçus par des bombardements », mais n’a pas directement revendiqué les tirs.

Il a écrit sur Twitter que le Hamas « déterminera les règles d’engagement » et a ajouté que son groupe « ne permettra pas à l’ennemi de cibler notre peuple ni d’imposer une nouvelle équation, et qu’il en paiera les conséquences ».

Le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum, à droite, lors d’une conférence de presse avec un haut-responsable de l’organisation, Khalil al-Hayya, à Gaza, le 27 novembre 2017 (Crédit : AFP/MOHAMMED ABED)

Un porte-parole du Jihad islamique a déclaré au site arabe PalToday que « la résistance » riposera contre toutes les frappes de l’armée israélienne sur Gaza.

« L’époque où l’armée israélienne opère à Gaza en toute impunité est terminée », a-t-dit. « Gaza n’est pas un champ de tirs de F-16 et la résistance a le droit et le devoir d’y répondre comme bon lui semblera. »

Au moins six roquettes tirées depuis l’enclave ont explosé en Israël, causant des dégâts, mais sans faire de blessés. L’une d’entre elles a explosé juste devant un jardin d’enfants. Des photos montrent des maisons et des voitures parsemées d’éclats d’obus. La plupart des autres projectiles ont atterri dans des champs du sud d’Israël.

La police israélienne a indiqué qu’une équipe de démineurs s’était occupée d’une roquette qui a atterri dans une zone peuple.

Sept projectiles ont été interceptés par le système de défense anti-missile Dôme de fer, et trois d’entre eux n’ont pas atteint la frontière et ont atterri à l’intérieur de Gaza, selon l’armée.

Une voiture endommagée par une roquette tirée depuis Gaza qui est tombée dans l’une des communautés de la région d’Eshkol, le 20 juin 2018 (Crédit : Région d’Eshkol)

Aucun blessé de part et d’autre de la frontière n’a été signalé.

« Le groupe terroriste du Hamas a ciblé des civils israéliens pendant la nuit avec des tirs de roquettes et entraine la bande de Gaza et sa population civile vers une dégradation constante », a déclaré l’armée.

De son côté, le Hamas a accusé Israël d’être responsable de l’escalade de la violence, affirmant qu’il avait « changé les règles de l’engagement » en adoptant une politique de frappes sur les positions du Hamas en réactions aux attaques de dispositifs aériens incendiaires.

Les échanges de la nuit de mardi à mercredi sont la seconde série de violences de la semaine.

Lundi matin, les Palestiniens ont tiré trois roquettes sur le sud d’Israël après que l’aviation israélienne a ciblé plusieurs postes dans l’enclave palestinienne en représailles des attaques incendiaires de la veille.

Les frappes aériennes sur les installations du Hamas, lundi, semblaient constituer une nouvelle tactique de l’armée pour dissuader les Palestiniens de faire voler les engins incendiaires sur Israël, après que ses tentatives précédentes de le faire en utilisant des tirs de semonce contre les lanceurs de cerfs-volants ont été infructueuses.

« L’attaque a été menée en représailles au tir de cerfs-volants et de ballons incendiaires et explosifs sur le territoire israélien. C’est une activité terroriste qui met en danger la vie des résidents du sud et qui a endommagé de larges étendues de terre », a dit l’armée.

L’armée a averti qu’elle avait « les renseignements et les capacités opérationnelles » nécessaires pour mener d’autres frappes à Gaza si les attaques de cerfs-volants et de ballons ne prennent pas fin.

Il s’agissait des premières roquettes depuis le cessez-le-feu tacite, après une journée riche en échanges de tirs il y a deux semaines.

Les 29 et 30 mai, le Hamas, le Jihad islamique palestinien et d’autres petits groupes terroristes dans la bande de Gaza, et ont lancé près de 200 roquettes et obus de mortiers sur le sud d’Israël. L’armée a riposté en bombardant plus de 65 cibles dans l’enclave appartenant au Hamas et au Jihad islamique, tous deux soutenus par l’Iran.

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