Le Maroc se plaint auprès d’Israël de la photo d’un ministre avec un dirigeant rival
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Le Maroc se plaint auprès d’Israël de la photo d’un ministre avec un dirigeant rival

Le ministère des Affaires étrangères indique que la brève rencontre de Kara avec le Premier ministre de la République sahraouie n’a pas été officiellement approuvée

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Ayoub Kara, à gauche, ministre du Likud, avec le Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique, Abdelkader Taleb Omaren Equateur, le 24 mai 2017. (Crédit : autorisation)
Ayoub Kara, à gauche, ministre du Likud, avec le Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique, Abdelkader Taleb Omaren Equateur, le 24 mai 2017. (Crédit : autorisation)

Ayoub Kara, ministre des Communications, se trouve à nouveau au cœur d’une querelle diplomatique après avoir posé le mois dernier pour une photographie avec le dirigeant d’un état africain controversé, qui a poussé le Maroc à protester officiellement, un geste rare, auprès d’Israël.

La Maroc, qui a transmis un message en passant par une ambassade israélienne en Europe, a protesté contre la rencontre entre Kara et le Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique, Abdelkader Taleb Omar, disant qu’il ne pouvait tolérer un tel soutien à son rival, a annoncé mercredi la Deuxième chaîne.

La République sahraouie est un état en partie reconnu, qui contrôle une fine bande de territoire dans la région du Sahara occidental, mais revendique une souveraineté sur toute cette zone. Le Maroc contrôle et administre cependant le reste du territoire disputé et rejette toute revendication sahraouie.

La rencontre de Kara avec Taleb Omar a eu lieu en marge de la cérémonie d’investiture de Lenin Moreno à la présidence de l’Equateur le mois dernier.

Ayoub Kara, à gauche, ministre du Likud, avec l'ambassadeur de l'Autorité palestinienne en Amérique du Sud, en Equateur, le 24 mai 2017. (Crédit : autorisation)
Ayoub Kara, à gauche, ministre du Likud, avec l’ambassadeur de l’Autorité palestinienne en Amérique du Sud, en Equateur, le 24 mai 2017. (Crédit : autorisation)

Répondant aux protestations du Maroc, le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré mercredi que les réunions n’avaient été ni coordonnées ni approuvées par le bureau du Premier ministre, selon la Deuxième chaîne.

Israël n’a pas de relation diplomatique avec le Maroc, mais l’état d’Afrique du Nord est considéré comme l’un des pays arabes les plus amicaux envers Israël. Environ 45 000 touristes israéliens se rendent tous les ans au Maroc, selon Kadoch.

Des responsables du ministère des Affaires étrangères ont refusé de dire comment le ministre avait pu exercer ses fonctions officielles à l’étranger sans avoir d’abord été briefé.

Kara a démenti cette information, affirmant qu’il s’agissait d’une tentative de nuire à ses efforts pour renforcer les relations d’Israël avec le monde arabe.

« Il est malheureux qu’encore et encore, mon image de représentant du gouvernement israélien soit ternie, alors que je m’efforce de faire avancer la paix entre Israël et le monde arabe », a-t-il déclaré dans un communiqué.

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