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Le meurtrier d’un député marocain condamné à mort

L'enquête a déterminé que l'assassinat n'avait aucun caractère politique et que ses mobiles étaient "le sexe, l’argent et le désir de vengeance", selon le procureur général

Drapeau du Maroc (Crédit : Wikimédia)
Drapeau du Maroc (Crédit : Wikimédia)

Un élu local marocain a été condamné à mort lundi soir pour « homicide volontaire avec préméditation », après la mort du député Abdellatif Merdas, abattu devant chez lui en mars 2017 dans une affaire mêlant sexe et argent.

La veuve du député a été condamnée à la prison à perpétuité, le neveu du meurtrier à 30 ans d’emprisonnement, et une proche de la veuve, présentée comme une « voyante », à 20 ans de réclusion criminelle, au terme d’un procès tenu devant la cour d’appel de Casablanca, selon le site du ministère de la Justice.

Des condamnations à la peine capitale sont toujours prononcées au Maroc, mais un moratoire est appliqué de facto depuis 1993, et son abolition fait débat.

Abdellatif Merdas, 53 ans député de l’Union constitutionnelle (UC, parti libéral) dans la région de Casablanca, est mort le 7 mars 2017 après avoir été touché à trois reprises par des tirs de fusil de chasse, alors qu’il se trouvait à bord de son véhicule de fonction devant sa villa casablancaise.

Trois personnes avaient été arrêtées quelques jours plus tard. Le neveu, interpellé en Turquie, les avaient rejoints en prison ultérieurement.

L’enquête, étayée par des vidéos de surveillance et des échanges téléphoniques entre les suspects, a permis d’établir que l’assassinat n’avait aucun caractère politique et que ses mobiles étaient « le sexe, l’argent et le désir de vengeance », selon les termes employés à l’époque par le procureur général.

La veuve, encouragée par les prédictions de la voyante, a voulu se venger des violences que lui faisaient subir son époux, selon les compte-rendus d’audience publiés par la presse locale.

Et son amant, un élu local, a décidé de passer à l’acte, avec l’aide de son neveu, dans l’espoir de récupérer une partie des biens dont elle devait hériter, d’après les mêmes sources.

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