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Le ministre iranien des Affaires étrangères : « L’effondrement sioniste est proche »

Lors d'une visite à Maroun al-Ras, Hossein Amir Abdollahian a déclaré que "les sionistes ne comprennent que la force" et que la "résistance" au Liban est au meilleur de sa forme

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, au centre, saluant des membres du Hezbollah et des législateurs libanais, avec le côté israélien de la frontière en arrière-plan, lors de sa visite au village de Maroun el-Rass, à la frontière israélo-libanaise, au Sud-Liban, le 28 avril 2023. (Crédit : AP Photo/Mohammed Zaatari)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, au centre, saluant des membres du Hezbollah et des législateurs libanais, avec le côté israélien de la frontière en arrière-plan, lors de sa visite au village de Maroun el-Rass, à la frontière israélo-libanaise, au Sud-Liban, le 28 avril 2023. (Crédit : AP Photo/Mohammed Zaatari)

Le ministre iranien des Affaires étrangères s’est rendu vendredi à la frontière entre le Liban et Israël, et a été filmé en train de pointer du doigt l’État juif que son régime considère comme son ennemi juré.

Hossein Amir Abdollahian a effectué cette visite au Liban en compagnie d’un certain nombre de parlementaires libanais et de membres du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran, après avoir rencontré leur chef, Hassan Nasrallah.

Amir Abdollahian a déclaré que Nasrallah lui avait assuré que « la résistance libanaise et palestinienne [à Israël] n’avait jamais été aussi forte », selon les médias iraniens.

Il a ajouté que les deux hommes avaient également discuté du récent accord irano-saoudien visant à rétablir les relations diplomatiques et de ses effets sur la région.

Les yeux rivés sur Israël, depuis la ville de Maroun al-Ras, Amir Abdollahian a déclaré que « les développements positifs dans la région conduiront à l’effondrement de l’entité sioniste », ajoutant que « les sionistes ne comprennent que la force ».

Le ministre a déclaré que l’Iran continuait à « soutenir la résistance face à l’ennemi sioniste » et qu’il soutiendrait le Liban « même dans les jours difficiles ». Il a également planté un arbre dans la région.

La visite du diplomate iranien pourrait être considérée comme une sorte de réponse au voyage du ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, au Turkménistan la semaine dernière, où il a inauguré une ambassade située à seulement une vingtaine de kilomètres de la frontière nord-est de l’Iran.

Jeudi, en visite à Beyrouth, Amir Abdollahian a exhorté le gouvernement libanais à sortir de l’impasse politique et à élire un président au plus vite.

« Nous soutiendrons tout accord auquel parviendraient l’ensemble des parties libanaises concernant l’élection, et nous appelons les autres parties étrangères à respecter le choix des Libanais et ne pas s’ingérer dans les affaires du pays », a-t-il souligné.

Le Liban, en proie à une grave crise économique, est sans président depuis près de six mois en raison de l’impasse dans laquelle se trouvent les barons de la politique.

Un cabinet intérimaire aux pouvoirs limités est à la tête du pays depuis le mois de mai de l’année dernière, après que les élections législatives n’ont donné de majorité claire à aucun camp.

Le Hezbollah, qui exerce une influence considérable sur la vie politique au Liban, soutient la candidature de l’ancien ministre Sleiman Frangié, allié de la puissante formation chiite et proche du régime syrien.

Le Parlement – où ni le Hezbollah ni ses adversaires ne détiennent une claire majorité – ne s’est plus réuni depuis le 19 janvier, après 11 sessions qui ont échoué à élire un successeur au président Michel Aoun, certains législateurs accusant le groupe terroriste d’entraver le scrutin.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian, au centre, escorté par des membres du Hezbollah et des législateurs libanais, pointant du doigt le côté israélien de la frontière lors de sa visite dans le village de Maroun el-Rass à la frontière israélo-libanaise, au Sud-Liban, le 28 avril 2023. (Crédit : AP Photo/Mohammed Zaatari)

« Les responsables libanais et tous les partis politiques du pays ont la capacité et la compétence nécessaires pour parvenir à un consensus sur l’élection du président », a déclaré Amir Abdollahian, lors de sa deuxième visite à Beyrouth cette année.

Des pays comme la France, les États-Unis et l’Arabie saoudite tiennent des consultations régulières sur le Liban. Leurs représentants se sont réunis en février à Paris pour discuter de la crise, sans parvenir à des progrès tangibles.

Nasrallah, a prévenu que le prochain président ne pourrait être proche de Washington, qu’il a accusé « d’intervenir » au Liban.

Frangieh est un ami personnel du président syrien Bashar el-Assad et a longtemps été considéré comme l’un des choix préférés du Hezbollah pour la présidence.

Avant qu’Aoun, soutenu par le Hezbollah, ne soit élu président en 2016, le groupe terroriste chiite avait adopté des tactiques de manipulation similaires, contribuant à une vacance qui a duré plus de deux ans.

Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré qu’il avait discuté avec son homologue libanais Abdallah Bou Habib de la « coopération globale entre l’Iran et le Liban » et de la volonté de l’Iran de « renforcer davantage les liens dans les domaines de l’économie, du commerce, du tourisme, de la science, de la technologie et dans d’autres domaines ».

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