Le pape dénonce le déplacement forcé des habitants de la bande de Gaza
Le chef de l'Eglise catholique a renouvelé ses appels "à un cessez-le-feu, à la libération des otages, à une solution diplomatique négociée et au plein respect du droit international humanitaire"

Le peuple palestinien continue de « survivre dans des conditions inacceptables, contraint une fois de plus par la force de quitter ses terres », a dénoncé mercredi le pape Léon XIV au lendemain du lancement d’une offensive militaire israélienne majeure contre le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, qui impose l’évacuation des habitants de Gaza.
« J’exprime ma profonde solidarité avec le peuple palestinien à Gaza, qui continue de vivre dans la peur et de survivre dans des conditions inacceptables, contraint une fois de plus par la force de quitter ses terres », a déclaré le pape américain à la fin de son audience générale hebdomadaire place Saint-Pierre, au Vatican.
« Chaque personne a toujours une dignité inviolable, qui doit être respectée et protégée », a-t-il ajouté alors que l’armée israélienne a annoncé mardi avoir lancé une offensive terrestre majeure à Gaza-City, largement condamnée à l’étranger.
Le chef de l’Eglise catholique a renouvelé ses appels « à un cessez-le-feu, à la libération des otages, à une solution diplomatique négociée et au plein respect du droit international humanitaire. »
Israël est en guerre contre le Hamas depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages. Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Vingt d’entre eux seraient encore en vie.
Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 64 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 20 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.
Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.







