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Le père de l’otage Almog Meir Jan meurt quelques heures avant le sauvetage de son fils : « Il est mort de chagrin »

La tante du captif libéré raconte s'être précipitée chez son frère pour lui annoncer la bonne nouvelle, retrouvant son corps sans vie ; elle a confié que Yossi Jan s'était renfermé et qu'il avait perdu 20 kilos depuis l'enlèvement de son fils

Almog Meir Jan, otage secouru par l'armée, retrouve sa famille à l'hôpital Sheba, le 8 juin 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Almog Meir Jan, otage secouru par l'armée, retrouve sa famille à l'hôpital Sheba, le 8 juin 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Le père de l’un des otages qui a été secouru hier au cours d’une opération militaire, Almog Meir Jan, 21 ans, s’est éteint quelques heures avant de pouvoir apprendre que son fils était sain et sauf et qu’il était de retour sur le sol israélien, samedi.

Meir Jan, aux côtés de Noa Argamani, 26 ans, d’Andrey Kozlov, 27 ans et de Shlomi Ziv, 40 ans, a été sauvé grâce à un raid audacieux qui a eu lieu dans le camp de réfugiés de Nuseirat, dans la bande de Gaza, en plein jour.

« Mon frère est mort de chagrin et il n’a pas pu assister au retour de son fils. La nuit qui a précédé le retour d’Almog, le cœur de mon frère s’est arrêté de battre », a raconté Dina Jan, la tante d’Almog, devant les caméras de la chaîne publique Kan.

« Nous sommes très heureux du retour d’Almog mais le cerveau est dans l’incapacité de réaliser que tout est terminé. Nous sommes brisés », a-t-elle continué, indiquant que son frère vivait seul à Kfar Saba.

« Yossi, mon frère, le père d’Almog, est resté collé à sa télévision pendant les huit derniers mois, se cramponnant à chaque nouvelle information », a-t-elle dit.

« Il aimait tellement Almog ; il s’inquiétait tellement pour lui ; il voulait savoir ce qui lui était arrivé, ce qu’il était en train de vivre. Il n’a pas pu le supporter, chaque accord potentiel sur la libération des otages qui lui explosait au visage lui brisait le cœur », a-t-elle poursuivi.

« Il avait perdu 20 kilos, il ne pouvait plus supporter tout ça », a-t-elle continué. « Il s’est renfermé, il ne voulait plus voir personne. Tout le monde s’inquiétait pour Yossi mais il était incapable de communiquer avec qui que ce soit ».

Dina a raconté qu’elle avait reçu un appel de l’armée qui lui avait annoncé que son neveu avait été sauvé – et l’officier lui avait dit qu’il n’était pas parvenu à joindre Yossi.

« J’étais si heureuse que je ne savais plus ce que je devais faire », a-t-elle raconté à Kan, expliquant s’être rendue directement au domicile de son frère pour lui apprendre la bonne nouvelle.

« Je suis partie comme une folle avec la voiture, j’ai frappé à la porte, j’ai appelé : ‘Yossi, Yossi, Yossi !’. Et rien. Je n’ai eu aucune réponse. La porte de la maison était ouverte et je l’ai vu en train de dormir dans le salon. J’ai crié : ‘Yossi !’ et il ne m’a pas répondu. J’ai vu la couleur de sa peau, je l’ai touché mais il était mort », a-t-elle confié.

Yossi Jan, qui s’est éteint à l’âge de 57 ans, sera inhumé dimanche au cimetière de Neve Yamin à 17 heures 30.

S’exprimant au micro de la Radio militaire, la mère d’Almog, Orit Meir, a confié que si son fils allait bien, « la route menant à un rétablissement complet sera longue ».

Elle a indiqué que les ravisseurs de son fils l’informaient un peu des événements en cours et qu’il avait eu connaissance des manifestations hebdomadaires réclamant la libération des otages, ainsi que du débat consacré au recrutement militaire des jeunes membres de la communauté ultra-orthodoxe.

« Il avait une sorte de calendrier, une sorte de journal et il savait depuis combien de jours il se trouvait là. Il savait que j’avais mon anniversaire aujourd’hui et il savait, un mois auparavant, qu’il avait un anniversaire », a-t-elle expliqué.

Shlomi Ziv, l’un des quatre otages à avoir été secouru, à l’hôpital Sheba, le 8 juin 2024. (Crédit : Armée israélienne)

La cousine de Shlomi Ziv, Liel Ariel, a raconté avoir ressenti un choc lorsqu’elle a appris la nouvelle de cette opération de sauvetage.

« Shlomi a vu tout le monde, il a reconnu tout le monde. Je l’ai pris dans mes bras, je l’ai presque étouffé, j’ai hurlé. Et il m’a dit de me taire », a raconté Ariel devant les caméras de la chaîne Kan en évoquant ses retrouvailles avec son cousin à l’hôpital.

De leur côté, les parents d’Andrey Kozolov, qui a lui aussi été secouru, ont atterri en Israël dimanche en provenance de Russie.

« Je suis plus heureuse que je ne l’ai jamais été dans ma vie. Nous avons parlé à Andrey, il a l’air d’aller bien et il se sent bien », a déclaré sa mère aux journalistes qui s’étaient réunis à l’aéroport Ben Gurion, avant d’être emmenée pour aller voir enfin son fils à l’hôpital Sheba.

Les quatre captifs qui ont été sauvés avaient tous été kidnappés au festival de musique électronique Supernova qui avait été organisé aux abords du kibboutz Reim, dans la matinée du 7 octobre, quand environ 3 000 terroristes placés sous l’autorité du Hamas avaient semé la désolation dans le sud d’Israël, massacrant près de 1200 personnes, des civils en majorité, et kidnappant 251 personnes qui avaient été prises en otage à Gaza.

Suite à cette opération de sauvetage de samedi, il resterait 116 otages à Gaza – tous ne sont plus en vie. 105 civils avaient été relâchés au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre, et quatre otages avaient été remis en liberté antérieurement.

Trois otages, dont une soldate, ont été secourus vivants par les forces israéliennes, et les corps de 19 otages ont également été récupérés, dont trois qui ont été tués par erreur par l’armée lors d’un incident tragique survenu au mois de décembre.

L’armée israélienne a confirmé la mort de 37 personnes, qui sont toujours détenues par le Hamas et ses complices et qui ont été tuées le 7 octobre ou en captivité, sur la base de nouvelles informations et autres renseignements obtenus par les troupes en opération sur le terrain à Gaza.

Une personne est par ailleurs portée-disparue depuis le 7 octobre et son sort reste indéterminé.

Le Hamas détient aussi les corps sans vie de deux soldats de Tsahal, Oron Shaul et Hadar Goldin, depuis 2014, et conserve dans ses geôles deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore vivants après être entrés dans la bande de Gaza de leur propre gré, en 2014 et 2015 respectivement.

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