Le polygraphe prouverait que Ofek Bouchris a menti sur les viols
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Le polygraphe prouverait que Ofek Bouchris a menti sur les viols

L'avocat du général dénonce les fuites 'partisanes' des résultats du test au détecteur de mensonge dans l'affaire d'agression sexuelle

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, Ofek Bouchris, au centre, et le ministre de la Défense Moshe Yaalon au mont Hermon, regardant la frontière israélienne avec la Syrie, le 4 février 2015. (Crédit : Effi Sharir/Pool)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, Ofek Bouchris, au centre, et le ministre de la Défense Moshe Yaalon au mont Hermon, regardant la frontière israélienne avec la Syrie, le 4 février 2015. (Crédit : Effi Sharir/Pool)

Les avocats des deux plaignantes dans l’affaire du général de brigade Ofek Buchris, qui fait l’objet d’une enquête pour cinq cas présumés de viol, de sodomie et d’agression sexuelle, ont déclaré cette semaine que le général avait échoué à un test au détecteur de mensonge administré par les enquêteurs de l’armée.

Cette affirmation a été rejetée par l’avocat de Bouchris comme étant un compte-rendu « tendancieux et partisan » des résultats du polygraphe.

Bouchris, 47 ans, officier hautement décoré qui flirtait avec le sommet de l’armée israélienne, a nié avec véhémence les accusations portées par deux anciennes subordonnées.

En début de semaine dernière, il a passé un test polygraphique administré par l’unité d’enquête de la police militaire. Les résultats du test sont gardés secrets par la police militaire mais cela n’a pas empêché les fuites.

Dimanche, la Deuxième chaîne a cité un officier supérieur qui a expliqué que le test polygraphique a montré des résultats « problématiques » pour Bouchris.

« Au moins certains des résultats du dernier test étaient problématiques de son point de vue [celui de Bouchris] », selon les enquêteurs, dont les propos ont été repris par la chaîne. Un jour plus tard, la Dixième chaîne a expliqué que Bouchris aurait dit la vérité sur trois des quatre questions que les enquêteurs lui ont posées mais sa réponse à la dernière question était moins claire.

Mardi, une avocate d’une plaignante, une soldate qui a servi sous Bouchris quand il commandait la Brigade Golani, a annoncé que le rapport était erroné.

L’avocate Liat Behar Cohen a déclaré qu’elle avait reçu un appel du procureur de l’armée, le colonel Sharon Zagagi-Pinchas, qui nous « a dit que le rapport était faux et que la plaignante avait dit la vérité et le Brigadier Général Bouchris a été reconnu coupable d’avoir dit un mensonge ».

Mercredi, un avocat pour la seconde plaignante a déclaré qu’il avait reçu un appel similaire. « Nous avons reçu un appel téléphonique du parquet militaire et ils nous ont dit que, contrairement aux bulletins d’information, la plaignante avait dit la vérité », a déclaré l’avocat.

L’avocat commis d’office par Bouchris, le colonel Asher Halperin, un avocat de haut rang de l’armée, a déclaré que les déclarations des avocats des plaignantes étaient incomplètes et « tendancieuses ».

« En ce qui concerne les récents rapports, y compris les rapports [de mardi] soir sur les résultats du test polygraphique, il faut noter que les médias rapportent des bribes d’information, certains d’entre elles sont tendancieuses et partisanes, ou fondées sur des commentaires où nous avons du mal à croire qu’elles ont été citées avec précision à partir d’une source officielle », a déclaré Halperin dans un communiqué.

« Comme nous l’avons dit maintes et maintes fois, nous n’avons pas le droit de parler en ce moment sensible des détails de l’enquête, sans exception, afin de ne pas la perturber. Malgré la difficulté, nous exhortons toutes les parties dans ce cas à faire de même », a-t-il ajouté.

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