Le procureur général d’Israël défend une mère refusant la circoncision
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Le procureur général d’Israël défend une mère refusant la circoncision

Yehuda Weinstein déclare que l'instance rabbinique a outrepassé son pouvoir en ordonnant la circoncision d'un garçon âgé de un an

Une cérémonie de brit milah, la circoncision rituelle. Illustration. (Crédit : Cheskel Dovid/CC BY 3.0/Wikimedia Commons)
Une cérémonie de brit milah, la circoncision rituelle. Illustration. (Crédit : Cheskel Dovid/CC BY 3.0/Wikimedia Commons)

Le procureur général d’Israël Yehuda Weinstein a argumenté mardi qu’une instance rabbinique a outrepassé sa juridiction lorsqu’elle a obligé une mère à faire circoncire son fils.

La femme a fait appel auprès de la Cour suprême en décembre, affirmant que l’instance rabbinique n’est pas autorisée à ordonner la circoncision de l’enfant, qui a aujourd’hui plus d’un an.

Dans un avis soumis à la Cour suprême, Weinstein a exprimé son soutien à la cause de la mère, soulignant son scepticisme pour savoir si la décision de l’instance rabbinique est fondée sur le bien-être de l’enfant.

En novembre, la cour rabbinique de Jérusalem a défendu le jugement de l’instance rabbinique de Netanya qui donnait l’ordre à la mère de permettre l’opération, accédant ainsi au souhait du père de l’enfant.

Par ailleurs, la cour l’a condamnée à payer 500 shekels (105 euros) par jour, jusqu’à ce que la circoncision ait lieu.

La cour de Netanya avait aussi jugé le divorce de la femme, selon le quotidien Haaretz.

Le garçon n’avait pas été circoncis le huitième jour après sa naissance, comme le veut la coutume juive, en raison de problèmes de santé, selon les médias.

La cour de Jérusalem pensait que la mère utilisait la circoncision comme un point de chantage dans le cadre de son divorce, mais cette dernière a révélé à Haaretz le mois dernier qu’elle « commençait à ce moment-là à s’informer sur la circoncision et a réalisé qu’elle ne pouvait pas faire ça à son fils. »

La mère n’a pas été identifiée par les médias.

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