Le roi Abdallah II de Jordanie appelle à « éradiquer » la corruption
Rechercher

Le roi Abdallah II de Jordanie appelle à « éradiquer » la corruption

Le souverain veut renforcer les mécanismes de surveillance et de reddition de comptes, quatre mois après un mouvement de contestation populaire qui a secoué le pays

Le roi Abdallah II de Jordanie (Crédit : AFP/Brendan Smialowski)
Le roi Abdallah II de Jordanie (Crédit : AFP/Brendan Smialowski)

Le roi Abdallah II de Jordanie a assuré dimanche que les institutions de l’Etat étaient capables d' »éradiquer » la corruption et de juger tout citoyen détournant des fonds publics, quatre mois après un mouvement de contestation populaire qui a secoué le pays.

« La Jordanie, un Etat de droit, ne permettra pas une application sélective de la loi (…), ni la transformation de la corruption en une maladie chronique », a déclaré le roi Abdallah II à l’ouverture d’une session conjointe du Parlement et du Sénat à Amman.

« Les institutions de l’Etat sont capables d’éradiquer la corruption et de tenir pour responsables ceux qui osent empiéter sur les fonds publics », a-t-il ajouté.

Le souverain a ainsi appelé à renforcer notamment les mécanismes de surveillance et de reddition de comptes.

Dépourvue de ressources naturelles et très dépendante d’aides étrangères, la Jordanie est confrontée à une situation économique difficile, tandis que 18,5 % de la population est au chômage et 20 % vit à la limite du seuil de pauvreté.

Le royaume a été secoué début juin par une semaine de manifestations contre la corruption et la vie chère, qui ont entraîné la démission du Premier ministre et le retrait d’un projet de loi fiscale controversé.

« Je ressens le mécontentement (populaire) à propos de la façon dont sont gérés les défis actuels », a indiqué le roi jordanien.

Selon lui, des « erreurs » ont été commises au cours du processus de développement de la Jordanie, et « nous devons (les) prendre en compte afin d’aller de l’avant ».

Pour venir en aide à la Jordanie, dont la stabilité est considérée comme fondamentale pour celle de la région, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont annoncé le 11 juin une enveloppe de 2,17 milliards d’euros.

Ils ont déjà versé environ un milliard d’euros à la Banque centrale de Jordanie le 4 octobre.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...